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LA SHINÉMATHÈQUE

LA SHINÉMATHÈQUE

« La connaissance s'accroît en la partageant. »

Solaris

undefinedRéalisé par Steven Soderbergh, sorli le 19 février 2003

Avec George Clooney, Natascha McElhone, Jeremy Davies, Viola Davis, Ulrich Tukur ...

"Le psychologue Kris Kelvin (George Clooney), est envoyé sur une station spatiale afin de soulager les membres de l'équipage obsédés par la mort de l'un d'entre eux. À son arrivé, celui-ci va être confronté à d'étranges évènements et un passé enfoui. Il découvrira aussi que Solaris exerce un pouvoir bien étrange..."



Mon avis :  http://i184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/icon_smile.gif http://i184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/icon_smile.gif http://i184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/icon_smile.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif




Tiré du roman de Stanislaw Lem, déjà adapté en 1972 par Andreï Tarkovsky, le film de Soderbergh (qui réunit George Clooney, Natascha McElhone, Jeremy Davies et Viola Davis) constitue un défi majeur.

En premier lieu, le fait de s'attaquer à l'oeuvre ô combien cultissime de Tarkovsky est un pari des plus audacieux. Je dirais même un pari risqué et au résultat plus qu'incertain 30 ans après l'original ; surtout que le film d'Andreï Tarkovsky avait fait date et drainé son lot de fans. Deuxième prouesse, celle de s'attaquer à un nouveau genre cinématographique : la science-fiction. Car de Sexe, mensonges et vidéo jusqu'à Schizopolis, Hors d'atteinte, Erin Brockovitch, Traffic, Ocean's Eleven ou encore le récent (et décevant) Full Frontal, le cinéma de Soderbergh se veut hétéroclite ; allant toujours là où ne l'attend pas, évoluant constamment. Une fois encore, il va donc s'emparer d'un nouveau genre cinématographique. Ceci dénote la volonté d'un réalisateur qui se plait à explorer les différents genres que le cinéma peut lui proposer. Un cinéaste dont le plaisir évident que lui procure la réalisation d'un film rejailli indubitablement sur celui-ci. A-t-il réussi ce pari pour autant ? La réponse n'est pas si évidente...

Car si Steven Soderbergh s'attaque à la science-fiction, ce n'est pas la porte hollywoodienne classique (avec sa débauche d'effets-spéciaus et prousses techniquesen tout genre qu'elle suppose) qu'il choisit. En effet, on est ici bien loin d'un Star Wars ou même d'un Stargate. Solaris en serait même plutôt l'antithèse. Soderbergh a ici voulu démontrer qu’il est possible de faire de la sci-fiction à la fois intelligente et prenante sans recourir à une déferlante d’effets visuelsfuturistes ou à l’attirail de tous les trucs généralement utilisés. Non, Soderbergh a choisi ici de faire un film de science-fiction différent. Un film qui se veut avant tout avoir une dimension spirituelle et métaphysique...

Solaris Sous ce casque, le beau George Clooney... Who else ?

À l'instar d'un 2001, l'odyssée de l'espace (qui a fortement inspiré le réalisateur visiblement, mais qui est loin d'égaler son illustre modèle), Soderbergh nous entraîne dans un fascinant voyage intergalactique vers la planète Solaris. Cette étrange boule de feu aux reflets électriques qui semble exercer sur les êtres un troublant pouvoir d’attraction et de manipulation. Quiconque l’approche en subit les effets bienfaisants ou maléfiques : réminiscences, dédoublement de personnalité, voire réincarnation physique de personnes disparues. Réelle seconde chance ou pure vision mentale ? Un présupposé philosophique sous-tend la trame du film : l’idée de prédestination, selon laquelle les choses seraient condamnées à se répéter inlassablement à l’identique… Avouons-le : le sujet, bien que passionnant, n'était réellement pas simple à porter à l'écran.

Le talent de Soderbergh réside en sa capacité à avoir su s'éloigner suffisamment de l'original pour lui apporter une touche personnelle, tant y restant suffisamment proche pour ne pas le dénaturer. Ainsi a-t-il brillamment incorporé une histoire d'amour dans cet univers improbable et irréelle... Mais pas n'importe quelle histoire d'amour, celle d'un amour universel et intemporel (que George Clooney et Natascha McElhone ont su rendre vraie, troublante et attachante). Un film éblouissant, dont la puissance visuelle et narrative est à la hauteur du chef-d'oeuvre de Tarkovsky. Car, même si le film reste un film à gros moyens (plus gros que ceux dévolus au premier film), la psychologie est prépondérante et la réflexion l'emporte sur l'action; Une incursion dans le genre réussi pour Soderbergh, même si l'original conserve une saveur différente et irremplaçable. Et c'est ce jeu de la comparaison qui empêche le film de Soderbergh, pourtant audacieux et bien construit, de s'élever au rang des inoubliables du genre ; l'ombre du film de Tarkovsky étant trop pesante.

Ce film plaira donc sûrement aux aficionados des films à l'ambiance particulière, et où l'histoire prend son temps, comme le regretté Stanley Kubrick et David Lynch savent si bien le faire. Pour les fans du film original, il sera bien difficile de s'en détacher même si le film de Soderbergh (qui est certainement son projet artistique le plus ambitieux) possède bon nombre de qualités. Enfin, pour les autres, ceux qui affectionnent les films où l'action doit être omniprésente ceux qui se régalent devant l'efficacité des films de James Cameron ou John McTiernan (et c'est aussi mon cas - même si j'aime également les films plus contemplatifs) passez votre chemin ou prenez de la vitamine C avant le film sous peine de somnolence...


Pour voir d'autres chroniques de films : cliquez-ici

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shinobipark 06/03/2008 18:08

Je n'ai pas accroché du tout... Cela dit, je n'étais déjà pas très fan de la 1ère version non plus !!

Artémis 21/01/2008 20:36

La bienvenue, à votre blog, dans la communauté PanoramArt, donc.