Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LA SHINÉMATHÈQUE

LA SHINÉMATHÈQUE

« La connaissance s'accroît en la partageant. »

Star Trek (X) : Nemesis

undefinedRéalisé par Stuart Baird, sorti le 12 Mars 2003

Avec Patrick Stewart, Whoopi Goldberg, Dina Meyer, Steven Culp, Ron Perlman, Tom Hardy, Jonathan Frakes, Brent Spiner, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden ...

"Jean-Luc Picard (Patrick Stewart) et son fidèle équipage font route vers la planète Romulus avec pour mission de rétablir les liens diplomatiques entre la Fédération et son ennemi juré, le peuple Romulan. Sur place, les passagers de l'Enterprise découvrent que le nouvel homme fort de Romulus, Praeter Shinzon (Tom Hardy), a éliminé une majeure partie du Sénat avec l'accord de son vice-roi. Deuxième surprise : Shinzon n'est pas un Romulan, mais un humain, jadis réduit à l'état d'esclave, puis cloné à l'image de... Picard.Confronté à cette situation inédite, le commandant du vaisseau spatial devra mobiliser toutes ses ressources pour déjouer les plans de son double et empêcher l'opération de destruction massive dont Shinzon menace la Terre..."




Mon avis :  http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_smile.gif L'image “http://i184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/icon_bof.gif?t=1201078413” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif




Si Star Trek constitue aux Etats-Unis un véritable phénomène de société à tous les niveaux, se taillant avec obstination une généreuse part du marché cinématographique à chaque nouvelle histoire portée sur grand écran (même celui-ci semble moins cartonner outre-Atlantique ques les autres opus, il ne déroge pas à la règle pour se hisser en haut du box-office le jour de sa sortie), la France continue dans son ensemble à ignorer inlassablement l'univers – ô combien riche s'il n'en est de Star Trek. Évidemment, le capitaine Kirk et son acolyte Spock ne sont pas totalement inconnus du public français. La série originale les mettant en scène a ainsi été largement diffusée dans les années 1980 ; soit tout de même plus de 15 ans après leur première apparition à la télévision américaine et quelques années après le phénomène Star Wars... Ce retard de diffusion en France, et sa comparaison systématique avec Star Wars (notamment au niveau des décors, des costumes, des effets spéciaux et plus généralement de leur mythologie respective), a été énormément préjudiciable à la série et à ses nombreuses suites. De fait, le commun des mortels (je ne parle évidemment ici que du grand public français, car ici aussi on peut trouver quelques communautés de fans plutôt actives) associe ainsi quasi systématiquement Star Trek avec "décors en carton" et astronautes "en pyjama" (à l'instar de séries comme Cosmos 1999 largement moins réussie néanmoins et qui a de plus très très mal vieilli par exemple). Bien sûr, lorsque la série est arrivée en France (avec plus de 15 ans de retard, je tiens à le répéter), les effets spéciaux, les décors et costumes avaient plutôt (mal) vieilli. Alors que parallèlement, la première trilogie Star Wars qui a beaucoup marqué les mentalités à l'époque (et continue encore aujourd'hui d'ailleurs) contribua à rendre d'autant plus désuet et ringard encore la série Star Trek. Malgré leurs similarites, les deux franchises sont pourtant très différentes, le côté cérébral et pacifiste de de la série créée par Gene Roddenberry (et c'est à ce niveau-là  que se situe le véritable intérêt selon moi – pour le peu que j'en ai vu) tranchant assez largement avec l'univers élaboré par George Lucas. Mais le public français n'y a pas été très réceptif visiblement (qui a pourtant plus largement encensé des films comme 2001, l'odyssée de l'espace ou Solaris, premier du nom).

De ce fait, les séries suivantes ayant trait à l'univers Star Trek (The Next Génération, Voyager, Deep Space Nine et même une autre dont j'ai oublié le nom avec Scott Bakula : Enterprise ?) sont passées complètement inaperçues en France et toujours victimes de ce préjugé "Star Trek c'est ringard !" et furent donc condamnées à "hanter" les petites chaînes câblées... Il est d'ailleurs curieux de constater le non-engagement de chaînes comme Canal + (qui pourtant a diffusé des séries comme Invasion : Planète Terre ou Babylon 5) ou M6 (Cosmos 1999, V ou l'excellente et trop méconnue série Space 2063) pour relancer l'engouement autout de l'univers Star Trek. Le constat est d'ailleurs similaire en ce qui concerne les adaptations cinématographiques issus de Star Trek qui, s'ils pulvérisent le box-office aux États-Unis et dans de nombreus pays, passent systématiquement inaperçus dans l'hexagone (à part peut-être pour les premiers et pour Star Trek : Generations qui a, semble-t-il, bénéficié d'une communication plus importante en France que les autres films de la franchise) et sont même rarement (voire jamais) diffusés à la télévision. Que celui qui a en mémoire une diffusion récente d'un film de Star Trek sur une chaîne hertzienne me fasse signe ! Et quand bien même M6 se résoud enfin à rediffuser Star Trek : Generations, c'est un flop en terme d'audimat. Ironiquement, le public français aura toujours été au rendez-vous lors des diverses rediffusions d'un épisode de Star Wars... Pourtant, et ce malgré des résultats plutôt décourageants, les films Star Trek continuent à être commercialisés (fort heureusement je trouve) sur les grands écrans français ; et ce même si leur sortie française est à chaque fois très "discrète", c'est le moins que l'on puisse dire (il ne fallait pas louper la misérable semaine de diffusion dans mon cinéma de Province !).

http://img244.imageshack.us/img244/530/startreknemesisint1yc0.jpg
Chauve qui peut ! Les Klingons attaquent !

Quoi qu'il en soit, pour les fans du genre, Star Trek : Nemesis est tout d'abord un cap majeur dans l’histoire de la franchise puisqu’il s’agit tout de même de la dixième adaptation cinématographique (excusez du peu...) ! Il est donc normal d'espérer un (mini) évènement et peut-être même l'ouverture de cet univers passionnant aux non-initiés. Mais, qu'en est-il vraiment ? En ce qui concerne l'histoire de base, ce dixième film s'approprie un thème récurrent du cinéma et des séries fantastiques et / ou de science-fiction puisque les héros se retrouvent confrontés à leurs doubles maléfiques, ; des doubles qui ont plus ou moins comme seule ambition que de détruire la Fédération (pour les non-initités, il s'agit de l'organisation qui cherche à promouvoir une certaine entente entre les différents "peuples") et la Terre. De ce fait, l'androïde Data est confronté à une réplique de sa personne, et le capitaine Jean-Luc Picard à un vilain clone se faisant appelet Shizon et qui souhaite pulvériser l'espèce humaine (sauf qu'il est plus ou moins lié avec le capitaine Picard et que cela à des répercussions sur ses agissements et ses menaces d'extermination ; mais je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher le scénario à ceux qui n'ont pas vu le film...). Honnêtement, on ne peut pas réellement parler ici d'une très grande originalité en ce qui concerne le scénario de base. Cependant, le film a tout de même la qualité indéniable de pousser le spectateur à avoir une réflexion intellectuelle et philosophique (mais ceci est une habitude dans l'univers Star Trek, me chuchotent quelques fans au creu de l'oreille...) ; principalement sur la destinée de l'homme, et la barrière érigée entre le bien et le mal. C'est d'ailleurs à ce niveau que tout l'intérêt du film se place car, sans cette valeur intellectuelle et philosophique, le film aurait pâti d'un impitoyable vide intersidéral tant les phases de dialogues (que je n'ai parfois pas toujours compris à cause des termes startrekiens souvent trop "techniques") se répètent et s’accumulent.

En effet, hormis une scène d'ouverture intéressante sur la découverte de la copie de Data et la séquence finale qui est visuellement et émotionnellement très réussi (la fin est d'ailleurs assez poignante), l'équipage de l'Enterprise est, la plupart du temps, figé dans la salle de commandement (on pourrait limite penser que le film manquait de moyens ou que le réalisateur l'aime particulièrement tant il s'y attarde... ^_ ^) et l'affrontement avec le vilain et despotique double Shizon est en grande partie abordé sur le terrain ennuyeux de la discussion (le vocabulaire plus ou moins incompréhensible de la série n'aidant pas les néophytes à y voir clair...).
En revanche, contrairement à ce que certaines critiques (assassines) ont pu dire, j'ai trouvé les effets numériques, tout comme le design du film (des décors, et surtout des vaisseaux), plutôt réussis dans l'ensemble et les affrontements particulièrement distrayants (salvateurs, ils rythment agréablement le film je trouve). Tout jurait-il que ce dixième film issu de l'univers Star Trek reste davantage centré sur les discussions et la réflexion que sur l'action et les rebondissements. De ce fait, Si le Star Trek : Nemesis plaira certainement aux fans habitués à cet amoncellement de discussions et de paraboles qui font tout le sel de l'univers riche de Gene Roddenberry, il risque bien une nouvelle fois de ne pas parvenir élargir le public de la franchise. Les enjeux scénaristique auront sans doute bien du mal à captiver le commun des mortels et les explications "techniques" encore trop bien hermétiques pour les non-initiés. Et ce, en dépit d’une relative profondeur humaniste qui aurait gagné à être mieux exploitée... Au final, je dois bien reconnaître avoir regardé ce film sans déplaisir, mais certainement pas à sa juste valeur (n'étant pas particulièrement fan de la série). Vraisemblement conçu pour le noyau dure des fans de Star Trek, le long-métrage de Stuart Baird constitue toutefois un très bon remède à tous ceux qui sont que le phénomène Star Wars commence sérieusement à lasser...

Qu'en sera-t-il- de la version prochaine de J.J. Abrams (créateur de la série LOST) qui semble d'ores et déjà bénéficier d'un engouement certain, même en France ? Réponse dans très prochainement !


Pour voir d'autres chroniques de films : cliquez-ici

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Yaneck 16/02/2008 10:14

Tu attends quelque chose d'un film qui ne pouvais absolument pas venir.
Tu attendais de ce film qu'il soit plus accessible pour les non-initiés, mais comme tu l'as dit toi-même, aux Etats-Unis, il n'y a pas besoin d'attirer les non-initiés. Les fans sont là, et les séries télé les amènent aux films (du moins tant qu'il y en avait une, ce qui n'est plus le cas. Il n'y a pas de nouvelle série Star Trek sur les écrans US). Or, ce qui compte à la création d'un film Star Trek, c'est le public américain, et pas les réfractaires de tous pays qu'ils soient.
Ainsi donc, il n'y avait vraiment aucune chance que tu retrouves ton attente dans ce film.

Ce film est un film pour les fans, d'ailleurs. C'est le film qui vient clôturer la série Star Trek Next Generation. Donc pour qui n'a pas vu et suivi Next Gen, ce film n'a que peu d'intérêt. On ne peut pas comprendre le sacrifice de Data, et ses tergiversations du film, si on a pas suivi sa lente progression vers plus d'humanité.
Alors oui, les dialogues sont sans doute nébuleux (officier scientifique, un rapport sur les nébuleuses s'il vous plaît lol), mais c'est ça l'univers Star Trek. C'est de la technique, de la technologie, de la vulgate scientifique. C'est très différent du western Star Wars.


Ce n'est pas d'un film dont tu auras besoin pour t'attacher à l'univers. Essaye plutôt les séries, comme Deep Space 9, qui est une excellente série, avec de très bon effets spéciaux, et qui permet de bien s'immerger dans l'univers quand on a pas 20 ans de trekisme derrière soi.

FAB 30/01/2008 19:23

J'avoue que je suis plus adepte de la version première en série. Cela doit être un ravissement d'entendre dire Jean-Luc Picard par l'équipage.