Réalisé par Francis Lawrence, sorti le 19 décembre 2007
Titre original : I am
Legend
Avec Will Smith, un chien et des sales bêtes en 3D...
"Robert Neville (Will Smith) était un savant de haut niveau et de réputation
mondiale, mais il en aurait fallu plus pour stopper les ravages de cet incurable et terrifiant virus d'origine humaine. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd'hui le
dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre... Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d'autres
survivants. Nul n'a encore répondu. Mais Neville n'est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne - on les appelle les "Infectés" - rôdent
dans les ténèbres... observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l'ultime espoir de l'humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en
annuler les terribles effets en se servant de son propre sang.Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à
sa fin..."
D'après le roman de Richard Matheson, Je suis une Légende, paru en 1954
Autres adaptations :
Le Survivant (The Omega Man)
de
Boris Sagal en 1970, avec Charlton Heston
Mon avis :
(Version cinéma)
(Version alternative)
Adapté du célèbre roman de Richard Matheson, ce film a été réalisé par Francis Lawrence (à qui on doit également le
visuellement efficace Constantine). Tout comme son précédent film, Je suis une légende est assez
bancal. Le réalisateur parvient à instaurer une atmosphère vraiment réussie (notamment les images d'un New-York abandonné), mais s'emmêle les pinceaux avec son récit ; sans parler du
fait que de très (trop) grandes libertés ont été prises avec le roman original.
Tout d'abord, l'action ne se situe plus dans les années 1970 à Los Angeles mais dans un futur proche à New-York. Ici, le choix
me paraît assez judicieux et sans grande incidence sur l'histoire originale. En effet, comme l'affirme Will Smith, les images d'un New-York dévasté sont plus impressionnantes à observer que
s'il avait s'agit de Los Angeles ; on a tellement en tête ses rues qui fourmillent de monde. Autre différence de taille, le chien n'est plus apprivoisé par Robert Neville mais été celui de sa
fille. Dans le roman, la rencontre entre Neville et le chien est un moment fort, mais il est possible que cette phase au cinéma ait alourdi le récit. Donc : why not ? Surtout, le rôle
de Neville vis-à-vis du virus est complètement différente et la fin du film trahit complètement l'esprit du livre. Au
passage, et pour les amateurs de VF, Will Smith n'a ici pas sa voix habituelle (celle de Greg Germain) mais
celle de Foreman dans Dr [H]ouse (Lucien Jean-Baptiste). Le film n'étant pas humoristique (à la différence d'un grand nombre de films avec Will Smith), ce n'est pas
très dérangeant mais bon... Enfin, les vampires (dont le rendu en 3D est assez bluffant dans l'obscurité, bien qu'un peu déconcertant en "plein jour"), sont tous ici complètement
décérébrés ; ce qui n'était évidemment pas le cas dans le livre.
En fait, à l'instar d'un Mission : Impossible (le premier, celui de Brian De Palma) qui n'était foncièrement
pas un mauvais film, Je suis une légende est un film plutôt bon (outre l'ambiance, on retiendra aussi la scène de chasse aux cerfs à Central Park, Shrek et l'interprétation très convaincante de Will Smith), mais une très mauvaise adaptation. De plus, le roman (qui avait été le premier dès 1954 à
donner une explication scientifique aux "vampires") a déjà inspiré grand nombre de films (ceux de Romero notamment) et de jeux-vidéos (la saga des Resident Evil en l'occurrence). Enfin, et surtout, 28 jours plus tard et son excellente séquelle sont passée par
là avant ; la comparaison est inévitable et ne profite malheureusement pas au film de Francis Lawrence.
Je suis seul au monde, y a rien à faire, je suis seul au mooonde...
Dans un sens, on regrette un peu que le film n'ait pas été plus fidèle au livre (même si le côté très sombre de ce dernier
avait de quoi effrayer les producteurs). En revanche, je serai bien intéressé de regarder le making-of, parce que "vider" ainsi plusieurs rues de
New-York pendant près d'une semaine de tournage, ça doit être quelque chose !
Au final, le film Je suis une légende, malgré un scénario qui aurait pu être bien meilleur, bénéficie du talent certain
de Francis Lawrence à la mise en scène et d'un Will Smith inspiré. Grâce à ces deux-là surtout, le film parvient à rester divertissant si on oublie un instant le livre. En revanche, à l'instar
du film sorti en 1964 (The Last Man on Earth de Sidney Salkcow & Ubaldo Ragona, avec Vincent Price)
ou de celui de 1971 (Le Survivant de Boris Sagal, avec Charlton Heston), il aurait été plus judicieux
je trouve de changer le titre du film tant il s'éloigne de l'esprit du roman.
Petit aparté concernant la version alternative du
film (mise à jour du 13 juillet 2008) :
Plutôt déçu par la version présentée en salles du film de Francis Lawrence, j'ai été ravi
d'apprendre qu'une version alternative était disponible sur le DVD et le Blu-Ray du film récemment sortis. Uniquement disponible en VO sous-titrée, cette version du film comprend toute une
séquence inédite dans la seconde partie qui introduit une fin tout à fait différente. Là encore, ça n'enlève pas le choix esthétique douteux concernant le look des infectés et ne traduit pas
pleinement l'esprit du livre de Matheson, mais c'est tout de même bien plus satisfaisant selon moi. Laissant de côté la figure christique du personnage de Neville – comme elle était
présentée dans la version cinéma (finalement très proche de la précédente adaptation, Le Survivant de Boris Sagal) – et redonnant un
semblant d'humanité aux infectés, cette version alternative offre un compromis bien plus subtil et un pseudo happy-end moins navrant que l'embrouillamini religieux à deux balles qui nous avait
été offert en salles. Attention, je dévoile la fin du film (il vous suffit de surligner
le texte pour le faire apparaître) : < Début
> Suggérant une forme d'intelligence chez
les infectés (ce qui était loin d'être le cas de la version cinéma), cette version alternative se rapproche davantage du bouquin. Ainsi, on comprend mieux la rage du "chef"
des infectés puisque Neville a enlevé sa compagne. En outre, les infectés ne sont plus considérés comme une absolue monstruosité, mais comme une alternative humaine, ceux-ci craignant
finalement plus Neville que l'inverse (comme dans le roman). D'ailleurs, en regardant le tableau où figure les photos de ses nombreuses victimes, celui-ci comprend cet état de
fait basé sur une crainte mutuelle (qui fait de lui une menace pour cette nouvelle espèce, une légende
assassine du jour). il n'est plus que le vestige d'une humanité désormais révolue, et les infectés le futur de l'homme (en quelque sorte). Il renonce ainsi à "soigner" sa
captive et la relache, ses recherches d'un antidote ne servant plus à rien. Le monde a évolué vers autre chose. À ce stade-là, j'aurais aimé que l'inutile gamin passe à la trappe et que la
femme ait un rôle différent (plus proche du livre). Ultime représentant de l'ancienne espèce des hommes, Neville aurait alors pu devenir une véritable légende (pareille à celle des
contes anciens). Dommage que le réalisateur (le scénariste ?) n'ai alors pas eu le cran de l'achever ; ce qui aurait été bien plus logique. Toutefois, on peut déjà se
réjouir que l'existence providentielle du camp des survivants (en totale contradiction avec le titre d'ailleurs) ne soit pas explicitée. S'éloignant sur un pont à bord d'un 4x4, il ne
reste plus que Neville, une femme, un enfant et le monde. Mais un monde nouveau... < Fin >
Pour compléter la vision du film, je ne peux que vous conseiller de jeter un coup d'œil à l'article
très intéressant que Rafik Djoumi a publié sur son passionnant blog. Cet article présente notamment le scénario qui avait été initialement écrit par Mark Protosevich, avant d'être complètement
remanié et bousillé par Avika Goldsman. Cela permet de regretter que le film ne soit pas plus orienter dans ce sens car, malgré quelques modifications (qui, de plus, servent majoritairement
le récit - hormis la fin qui est une nouvelle fois discutable où le héros devient un peu trop "hardcore"), le scénario initial de
Mark Protosevich me semblait bien mieux convenir. Bien sûr, il va s'en dire
que le lien qui suit dévoile des éléments cruciaux du film ET du livre : Je fus une légende
Enfin, pour ceux qui n'aurait pas le courage de lire le livre (bien que je vous le conseille fortement néanmoins !),
je termine en faisant un petit comparatif du film de Francis Lawrence (dans sa version cinéma) et du livre de Richard Matheson (que je résume ici dans sa globalité). Comme vous pourrez le constater, la fin du livre est plus forte. D'ailleurs, rarement une fin de livre ne m'aura marqué par sa profondeur.
C'est pourquoi je conseille une fois encore à chacun de lire le roman de Richard Matheson ; le maigre résumé que j'en fais ci-après ne rendant évidemment pas hommage à cette oeuvre magistrale
qu'est Je suis une légende (Légendes de la nuit aux éditions Denoël, comprenant 3 autres histoires étant alors l'ouvrage qu'il vous faut). D'autant que je n'ai
pas lu le livre depuis un moment que je risque d'écrire quelques inexactitudes ! ^__^
COMPARATIF ENTRE LE FILM DANS SA VERSION CINÉMA ET LIVRE (SPOILERS)
Pour commencer, dans le roman (qui, au passage, date quand même de 1954), Robert Neville n'est à la base pas un
scientifique de l'armée et n'a donc pas essayé de développer un antidote à cette pandémie. Bien au contraire, c'est un ouvrier lambda, habitant Los Angeles (ici, l'idée de transposer l'histoire à New-York pour le film me semble judicieuse comme développé plus haut) qui ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe :
pourquoi tout le monde semble infecté et pourquoi lui ne l'est pas (dans le film, son incertitude est moins forte et il apparaît donc comme un peu moins désemparé face à ces
évènements).
Après plusieurs mois de solitude (enfin de solitude humaine, car les vampires ne cessent de
le harceler), c'est dans les livres d'une bibliothèque abandonnée que Robert Neville va essayer de comprendre la situation. D'après ce qu'il en sait, cette pandémie semble d'origine
bactériologique et provenir des tempêtes de poussière qui soufflent régulièrement sur ce monde post-apocalyptique. Les caractéristiques qu'il observe chez les infectés lui laisse penser que ces
créatures se rapprochent de ceux que l'on nomme "vampires". En effet, cette nouvelle espèce, à laquelle il tient tête depuis des mois, a tout du vampire. Il s'agit néanmoins d'un
vampire très loin des clichés romantiques de Bram Stoker, un vampire horrible et décérébré, un vampire dont la seule occupation semble être de se réveiller la nuit pour chercher des proies. Et
chaque nuit, ces créatures viennent en masse gratter sa porte et ses murs, appelant Neville pour qu'il les rejoigne (dans le film, les vampires ne connaissent pas son repère). Parmi
ses monstres, il reconnaît anciens amis, voisins et garde en mémoire l'image de sa femme et de sa fille qu'il a lui-même précipité à la mort dans leurs derniers instants (dans le film, sa
femme et sa fille meurent dans un stupide accident d'hélicoptère).
Pour se défendre de ses créatures, Neville va d'abord partir en quête du livre Dracula de Bram Stoker et
s'armer des sempiternels chapelets d'ail, pieux en bois ou encore croix chrétiennes répulsives (ici Richard Matheson, l'auteur, joue volontairement sur ces clichés du vampirisme connus de
tous pour apporter une dose d'humour à son livre en se moquant ironiquement de l'image que l'on se fait des vampires).
Ainsi, Neville vit-il dans une maison barricadée, fortifiée contre les attaques nocturnes, ne sortant que pendant la journée
pour tuer dans leur sommeil quelques-uns de ces monstres d'un pieu en plein cœur et pour partir à la recherche de produits de première nécessité ; puis il se retire chez lui à la tombée de la
nuit pour survivre et noyer son angoisse dans l'alcool (dans le film, cet angoisse du héros est bien moins palpable). Il se réveille ainsi, chaque matin, dans un climat d'horreur,
étouffé par la solitude et les remords. Parfois, un cadavre de femme déchiqueté est déposé par les autres devant sa porte (comme je disais plus haut, dans le livre, les vampires du livre
connaissent l'habitation de Neville depuis le début). C'est pourquoi celui-ci a accroché croix et chapelets d'ail tout autour de sa demeure pour les faire fuir, et qu'il passe un certain
temps chaque matin à réparer les dégâts de la nuit.
Avec le temps, Neville va évoluer dans sa façon de considérer les choses et ainsi obtenir une bien meilleure compréhension de
la situation. C'est ainsi qu'il va peu à peu sortir de cette pensée mythologique du vampirisme pour aborder le problème de manière plus scientifique et bactériologique, troquant ses condiments
et ses pieux contre un microscope et des produits chimiques. De cette manière, celui-ci parviendra à comprendre scientifiquement l'effet du pieu planté dans le cœur par une suite de réactions
chimiques liées à la bactérie inconnue (ici, on ne peut pas nier que Richard Matheson use d'un raccourci un peu facile pour son récit vu la facilité
déconcertante qu'a le héros à comprendre les aléas de la science ; enfin bon...). De leur côté, les vampires en feront d'ailleurs autant, orientant leurs recherches vers un moyen
chimique de supporter – au moins pendant un temps – la lumière du jour (un des principales différences du livre réside dans le fait que les
créatures ne sont pas toutes décérébrées, une évolution semble s'être opérée et certains vampires ont ainsi développés une intelligence significative).
À un moment du récit (vers le milieu du roman je crois), Neville va faire
connaissance avec le fameux chien (qui n'est donc pas celui de sa fille et apparaît assez tardivement). C'est alors toute une phase d'approche pour
mettre en confiance le chien qui va s'opérer car le pauvre a été traumatisé par les vampires qui le chassaient. Après bien des tentatives, Neville parviendra à approcher le chien, mais ce
dernier connaîtra un destin bien funeste (mais d'une façon différente que dans le film)...
Plus tard, il rencontrera une femme d'apparence humaine également, mais celle-ci n'est pas accompagnée par un enfant.
Cependant, la joie de cette découverte sera de courte durée car des vampires très organisés, visiblement ceux qui ont évolués, vont parvenir à envahir la demeure de Neville ; et celui-ci finira
assommé par l'un d'eux.
Fait prisonnier par les vampires, Neville comprend que sa fin est proche. Il va également avoir la stupeur de découvrir que la
femme qu'il a rencontré n'était pas une survivante humaine, mais l'un de ces vampires évolués. Elle avait pour mission de l'espionner et de comprendre pourquoi Neville voulait les tuer.
Nous découvrons alors que les vampires ont réussi à reformer une forme de société
dans la nuit ; ceci grâce aux médicaments qu'ils prennent pour contrôler le virus. Pour eux, c'est lui, Neville, qui
est l'intrus, l'étranger, le maudit qui a tué un membre de la famille de chaque vampire durant leur sommeil. Ils le condamnent à mort par vengeance et par crainte, car ils ne le comprennent pas
et le détestent. Seule l'espionne vampire qui a compris que Neville n'avait aucune idée de ce qu'étaient vraiment les vampires, lui offre de quoi décider librement de sa mort (du cyanure, si je ne m'abuse).
Comme Dracula dans le monde des humains hier était la créature légendaire qui s'en prenait aux humains la nuit, Neville dans
le monde des vampires de demain est voué (en tant que dernier représentant de l'Homme) à occuper cet espace devenu soudainement vacant de l'imaginaire de légende ; il deviendra l'homme
qui assassinait les vampires le jour, l'homme des vieilles légendes. Les derniers mots du livre que prononcent Neville avant de mourir "Je suis une légende", proviennent ainsi de
l'inversion totale du monde tel qu'il le voyait. La majorité définit la norme. Lui est une relique de l'humanité passée, une rumeur, un être détesté par tous ces nouveaux "humains". Il est devenu une légende. Comme vous le voyez, la fin du livre est autrement plus riche de sens (et bien plus sombre) et ne fait pas de Neville
le sauveur de l'humanité.
Bien sûr, je suis prêt à partager mon travail avec toi (vous ? On se tutoie ? Tout le monde est copains sur le net ! ^^) ; d'autant plus que tu me préviens par avance. D'ailleurs, je serai assez intéressé de lire ton comparatif entre les trois films car mes souvenirs des deux premiers sont assez flous et anciens...
Seulement, même si le maigre résumé du livre que je donne ici peut t'apporter quelques pistes, je te conseille vivement de lire le roman de Matheson (prends Légendes de la nuit, le recueil est super et contient aussi l'excellent "Le jeune homme, la mort et le temps"). Ton analyse n'en sera que plus pertinente, car aiguillée par une vision d'ensemble plus complète, pour comparer les trois versions de ce roman.
Et sinon oui, il est bien surprenant que l'adaptation filmée la plus libre soit la seule à porter le titre du roman...
Amicalement,
Shin.
Bien sûr, s'il s'avérait que tu possédais déjà cette nouvelle, tu serais... comment dire... inexcusable de ne pas la lire ! ^__^
Plaisanterie mise à part, je conseille systématiquement cette ouvrage paru aux éditions Denoël car il est très classieux, possède une illustration très jolie et contient quatre histoires du maître (outre les deux précédemment mentionnées, citons aussi "Orage de la nuit" et "À sept pas de minuit").
Quoi qu'il en soit, j'espère que, dans l'attente que tu ne lises la nouvelle de Matheson, mon résumé t'aidera dans ton projet.
Amicalement,
Shin.
Je comprends tout à fait ton point de vue, mais Francis Lawrence n'est pas tant à blâmer que le sinistre Avika Goldsman.
D'une part, il n'est "que" le réalisateur du film ; ce qui sous-entend un contrôle restreint du récit si on n'a pas la carrure d'un Spielberg ou d'un Scorsese. D'autre part, l'ambiance visuelle du film est tout de même réussie ; c'est le scénario d'Avika Goldsman (également producteur du film) qui est à remettre en cause.
De ce fait, même si le film demeure une déception certaine, la performance de Will Smith et l'atmosphère apportée par Francis Lawrence suffisent à lui donner un intérêt certain. C'est pourquoi je ne peux décemment pas parler de "bouse" ; terme que je réserve à des films d'une nullité absolue (ce qui n'est pas le cas ici pour les raisons énoncées).
Bien sûr, la dernière demi-heure du récit est un tissu de conneries infâmes, j'en conviens...
Amicalement,
Shin.
Je ne savais pas qu'une version officieuse de Je suis une Légende était prévue. J'ai cru comprendre que Mark Dacascos serait le nouvel héros de cette histoire. Pourquoi pas franchement, ça peut vraiment le faire s'il conserve toute la noirceur du roman de Matheson ! Merci de l'info en tout cas !
Amicalement,
Shin.
Effectivement, je suis un grand fan du roman de Matheson. Je le tiens toujours pour mon préféré. Les questions qu'il soulève sur l'homme derrrière une histoire fantastique rondement menée sont passionnantes. Ce que j'aime justement dans la saga des morts-vivants de Romero, c'est justement qu'il a su conserver l'essence du bouquin en y apportant sa touche personnelle. Faisant de ces films d'excellents divertissements premier degré pour les amateurs du genre et d'incroyables sources de réflexion en parallèle. Cette réussite des genres est fabuleuse !
Amicalement,
Shin.
Sur le même thème un article sur l'idéologie des blockbusters:
http://freakosophy.over-blog.com/article-31260966.html
Bonne lecture
F
Je te renvoie le compliment car ton billet est sacrément fouillé et détaillé !
En revanche, je me demande juste si tu as déjà eu l'occasion de voir le film dans sa version alternative. Certes, elle n'est pas spécialement plus fidèle à la conclusion originale du roman. Néanmoins, je trouve que le film s'en trouve nettement amélioré et que l'esprit général correspond déjà un peu plus à celui de Richard Matheson. Ce n'est évidemment pas parfait, mais c'est suffisant meilleur pour que j'ai eu envie de me procurer le Blu-Ray.
Amicalement,
Shin.
Merci !
Oui j'ai pu voir la fin alternative sur le net et je trouve en effet qu'elle arrange grandement les choses.
Amicalement
Fr.
Je suis content de voir que je ne suis pas le seul à penser ainsi. En revanche, si tu as l'occasion (et l'envie), n'hésites pas à revoir le film en version alternative. D'une part, la conclusion gagne en intensité. D'autre part, et surtout suis-je tenté de dire, le film comprend également quelques différences et scènes inédites en cours de projection qui l'améliorent sensiblement. Certes, on est loin de la perfection. Mais le résultat est nettement plus satisfaisant.
Amicalement,
Shin.