Je vous souhaite à tous la bienvenue sur mon humble chez moi. J'espère que le voyage vous plaira et vous donnera envie de revenir et, pourquoi pas, de participer. Qu'il s'agisse de cinéma, de
musique, d'actualité, d'humour ou de plein d'autres petites choses de la vie, je serai toujours ravi de lire vos avis ; qu'ils soient positifs... ou négatifs ! Le leitmotiv de ce blog se résume
en une phrase simple :
Réalisé par William Friedkin, sorti le 27 décembre 2006
Avec Ashley Judd, Michael Shannon, Harry Connick Jr, Lynn Collins, Brian F. O'Byrne ...
"Agnès (Ashley Judd) vit seule dans un motel désert. Elle est hantée par le souvenir de son enfant, kidnappé plusieurs
années auparavant, et redoute la visite de son ex-mari, Jerry (harry Connick Jr.), un homme violentrécemment sorti de prison. Dans cet univers coupé du monde, Agnès s'attache peu à
peu à un vagabond excentrique, Peter(Michael Shannon). Leur relation tourne au cauchemar lorsqu'ils découvrent de mystérieux insectes capables de s'introduire sous la peau. Ensemble, ils
vont devoir découvrir s'il s'agit d'une folie partagée ou d'un secret d'Etat..."
Mon avis :
Depuis son apparition dans Heat de Michael Mann, j'ai une affection particulière pour Ashley Judd qui me pousse à
suivre de près les films dans lesquelles elle joue. Si on ajoute à cela le fait que William Friedkin ne soit pas le réalisateur le plus inintéressant de Hollywood (comme French
Connection, L'Exorciste, Le Convoi de la peur ou encore Cruising en témoignent) et les nombreuses critiques enthousiasmantes de la presse (et des
spectateurs), Bug avait de quoi attiser ma curiosité.
Pourtant, et après la déceptionThe
Fountain, voilà encore une incompréhension totale de ma part. Car je n'ai en effet pas du tout été emballé.
Adapté d'une pièce de théâtre à succès de Tracy Letts, le film de William Friedkin attire autant (par sa bande-annonce) qu'il déçoit (par son contenu). Car si la
première partie se distingue par quelques effets de mise en scène notable (à l'image de la scène d'amour stylisée d'une sensualité fascinante ou de l'apparition du mari violent dans un
nuage de fumée - provenant de la douche - qui évoque le diable), le film s'enlise progressivement dans un bordel scénaristique total.Maladroitement, ou plutôt imbécilement (vicieusement ?), vendu comme un film fantastique où il serait question d'une invasion
insectoïde, Bug est en fait rien d'autre qu'une exploration de la paranoïa et de ses effets (la présence des insectes n'étant seulement qu'une métaphore de la psychose grandissante
des protagonistes).
Ainsi, notre Mister 'non, je ne tue pas les gens à la hache" (qu'on essaie de nous faire passer pour un "nice
guy" alors qu'il nous apparaît comme clairement pas net dès le début) s'arrache-t-il les dents sans anesthésie façon "Tommyknockers du pauvre" avant d'éventrer un pauvre mec dans
une séquence terriblement malsaine. Ainsi, Ashley Judd et son nouveau copain psychopathe cherchent-ils des puces dans leur lit pendant une demi-heure avant de s'arracher la peau à coup de pince
à épiler. Ainsi, la même Ashley Judd se met-elle à hurler 'je suis la reine mère des insectes ! je suis la reine mère des insectes !" avant de bondir comme une junkie hystérique
(ce qu'elle est un peu quand même) sur les murs de sa chambre d'hôtel (alors recouverts de papier aluminium alimentaire). Visiblement, quelque chose ne tourne pas
rond...
Michael Shannon & Ashley Judd : À la folie, pas du tout.
Pendant ce temps là, on regarde (à moitié amusé, à moité atterré), se demandant où cela va bien pouvoir nous amener.
Et on ne comprend alors pas trop comment une mère solitaire ayant perdue son gosse (même si elle se drogue) peut sombrer aussi rapidement dans la démence au contact d'un mec louche
complètement barge (et ça va très très loin...) ou encore quelle peut bien être l'utilité de nous refourguer le personnage de Harry Connick Jr. dans plusieurs scènes quand une seule
suffisait (on avait bien compris que c'était un sale con dès le départ, pas besoin de le démontrer à foison si son rôle ne s'en trouve pas plus développé ; faudra d'ailleurs qu'on
m'explique ce qu'il vient foutre à la fin...).
Après avoir jeté de multiples coup d'œil insistants à sa montre, la délivrance nous parvient enfin avec un final atteignant
des sommets paroxysmiques de connerie ("je suis l'homme, tu es la reine mère", nus dans l'alu, c'est peut-être saisissant au théâtre, mais c'est ici absolument grotesque). Finalement,
et en dépit de quelques éléments vaguement intéressants, on se dit tout que, même en étant bon public,il y a des fois
où100 minutes semblent bien longues...
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