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LA SHINÉMATHÈQUE

LA SHINÉMATHÈQUE

« La connaissance s'accroît en la partageant. »

La Clef

laclef-guillaumenicloux.jpgRéalisé par Guillaume Nicloux, sorti le 19 décembre 2007

Avec Guillaume Canet, Marie Gillain, Vanessa Paradis, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte, Jean Rochefort (sans moustache), Laure Marsac, Maria Schneider ...

"Depuis peu Eric Vincent (Guillaume Canet), trentenaire sans histoire, a un fort sentiment de malaise. Est-ce la peur d'avoir un enfant ou celle de voir brutalement resurgir le fantôme d'un père qu'il n'a jamais connu ? Un matin, un inconnu l'appelle pour lui proposer de récupérer les cendres de son père. D'abord réticent, il finit par accepter et se retrouve plongé au coeur d'une machination infernale..."





Mon avis http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif




La Clef clôt la trilogie policière de Guillaume Nicloux entamée en 2002 avec Une affaire privée et poursuivie en 2003 avec Cette femme-là. On y retrouve d'ailleurs les héros de ces deux longs métrages : le détective François Manéri, campé par Thierry Lhermitte, et l'inspectrice Michèle Varin, incarnée par Josiane Balasko. Selon Guillaume nicloux : "Il n'est pas nécessaire d'avoir vu les précédents opus pour comprendre les enjeux de celui-ci. Mais j'ai souvent essayé de poursuivre et de nourrir les personnages que j'ai créés dans d'autres films, de garder un lien avec eux. Et puis lorsqu'il a fallu inventer les personnages d'un enquêteur privé et d'un flic, j'ai préféré faire appel à ceux que je connaissais le mieux."

Je reste quand même assez sceptique sur le fait que La Clef se suffise à lui-même tant j'ai trouvé le film abscons et hermétique à qui n'est pas coutumier de cet univers créé par Guillaume Nicloux, qui me déçoit de plus en plus. En effet, si j'avais plutôt adhéré à Le Poulpe en 1998 (avec Jean-Pierre Darroussin), j'ai trouvé Le Concile de Pierre en 2006 (avec Monica Bellucci) d'un ennui mortel. Concernant La Clef, l'expérience ne fut pas des plus palpitantes non plus. Loin de là...

Fortement intrigué par une affiche mystérieuse (et assez réussie je dois dire) et un casting prometteur (où se côtoient tout de même Guillaume Canet, Jean Rochefort, Vanessa Paradis, Thierry Lhermitte, Marie Gillain, Josiane Balasko ou encore Maria Schneider), j'avais en effet décidé de passer outre ma déception que fut Le Concile de Pierre et d'aller voir ce film sans aucun a priori. Pourtant, les (mauvais) tics du réalisateurs prennent trop vite le dessus dans cette histoire sans queue ni tête. Abusant de silences appuyés et de longueurs interminables, le récit est également plombé par un narration bien trop bordélique dans sa tentative de mette en abyme des évenènements se déroulant à deux périodes distinctes. Intéressant dans sa forme, le procédé est ici très maladroitement employé. Du coup, on ne comprend pas grand chose, on cherche (en vain) un rapport entre tout ça, on se demande - vu qu'on a rien de mieux à faire - quelle peut bien être la signification du titre (hormis le fait qu'il faille certainement une clef pour décrypter tout ça) et on s'ennuie, beaucoup.

Ce qui n'arrange rien non plus, c'est l'absence manifeste de conviction des acteurs (souvent bons pourtant, mais ailleurs). Vanessa Paradis et Marie Gillain surjouent comme pas permis, Josiane Balasko cabotine outrageusement, Jean Rochefort ne convainc pas (un comble que l'on va mettre sur cette ridicule absence de moustache, prolongement quasi naturel du flegmatique comédien originaire de Dinan). Il faut dire aussi que la platitude affligeante des dialogues ne les aide pas beaucoup. Seul Guillaume Canet semble un peu plus à l'aise que ces camarades au cœur de cet embrouillamini soporiphique. Cependant, et malgré toute son implication et sa bonne volonté, ce n'est que trop sporadiquement qu'il parviendra à vaguement nous intéresser. Une consolation qui est évidemment bien maigre. Quant au personnage de Thierry Lhermitte (assez intéressant pourtant, et où l'acteur est plutôt bon), je n'ai toujours pas compris son intérêt (hormis une tentative - désespérée - de faire un lien avec les autres films...).

Au final, La Clef est un film décousu, décevant et à l'intérêt plus que limité. Bien évidemment, n'ayant pas vu Une affaire privée et Cette femme-là, je ne pourrai dire s'il s'inscrit correctement ou non dans cette trilogie policière. Je ne pourrai pas dire non plus s'il le fait d'avoir vu préalablement ces deux films aide à comprendre celui-ci. Ce que je peux dire, en revanche, c'est que je n'ai plus très envie de les voir (tant celui-ci m'a ennuyé), que Guillaume Nicloux m'attire de moins en moins, et que j'ai surtout hâte de retrouver tous ces formidables acteurs dans des films plus inspirés.


Pour voir d'autres chroniques de films : cliquez-ici

 

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Cinéphile Amateur 31/03/2008 18:16

J'aimerai bien le voir ce film. J'apprecie beaucoup Guillaume Canet.

Shin 17/05/2008 17:07



Bonjour Vlad,

Est-ce bien raisonnable ?

En effet, on peut retrouver Guillaume Canet (et les autres acteurs) dans plein d'autres films autrement plus passionnants !

Honnêtement, à part un ennui profond, je ne retire rien de ce film...

Amicalement,

Shin.