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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 23:00
Réalisé par George A. Romero, sorti le 10 août 2005
Titre original : Land of the Dead

Avec Simon Baker, Asia Argento, Dennis Hopper, John Leguizamo, Robert Joy, Eugene Clark, Pedro Miguel Arce, Tony Nappo ...
   

"Dans un avenir pas si lointain, une poignée de survivants barricadés dans une ville bunker vit encore dans le souvenir de l'ancien monde. Des zombies, qui désormais pensent et communiquent, s'organisent pour prendre d'assaut la ville bunker. Kaufman (Dennis Hopper), autoproclamé chef des vivants, engage un commando de mercenaires pour contrer les attaques de ces morts-vivants d'un genre nouveau..."




Mon avis
:
(version cinéma – très bon) :
(director's cut – excellent) :





Quatrième (et dernier ?) volet de la saga originelle des morts-vivants de George A. Romero, Land of the Dead : Le Territoire des morts a souvent été considéré comme le canard boiteux de cette tétralogie. Pourtant, aussi bien sur le fond que sur la forme, il me semble être une conclusion tout à fait logique de cette saga. Car si les morts-vivants ont peu à peu pris conscience de leur existence, ont des réminiscences de leur vie de mortelle passée et commencent à s'organiser, la charge politique n'a en effet pas été oubliée. Après le spectre de la ségrégation raciale, la montée en puissance du consumérisme et les germes du totalitarisme, George A. Romero nous livre, un peu avant Steven Spielberg avec La Guerre des Mondes et Munich, un film très fortement marqué par la tragédie du 11 septembre 2001. Chaque décennie ayant été ponctuée par un film de morts-vivants du maître (les années 1960 avec La Nuit des morts-vivants, les années 1970 avec Zombie / Dawn of the Dead et les années 1980 avec Le Jour des morts-vivants), on aurait logiquement pu s'attendre à ce que Romero fasse de même dans les années 1990. Mais le cinéaste eut toutes les peines du monde à trouver les finances nécessaires, devant se "contenter" de réaliser l'adaptation d'un roman de Stephen King (le méconnu La part des ténèbres), de collaborer avec son ami Dario Argento (sur le projet Deux yeux maléfiques) et de tourner le controversé Bruiser (sorti au début des années 2000). Toutefois, le succès surprise du remake de Zombie / Dawn of the Dead réalisé par Zack Snyder (L'Armée des morts), permit au maître de mettre un chantier un nouvel opus de sa saga des morts-vivants avec, ironie du sort, un budget relativement important (par rapport aux autres films de la saga, mais bien en deçà des grosses machines hollywoodiennes) de plus de 16 millions de dollars. Bien sûr, les enjeux économiques étant nettement plus conséquents, Romero dut consentir à quelque peu édulcorer son film afin qu'il puisse être plus largement diffusé ; ce qui s'avèrera par ailleurs payant puisque le film rapporta près de 50 millions de dollars lors de sa diffusion en salles. D'autant plus que le contexte cinématographique n'était pas vraiment propice à ce type de productions, tout le monde ne jurant alors que par des films hyper rassurants et a fortiori nullement apocalyptiques donc.

Cette absence relative de gore sanguinolent (le film contenant tout de même quelques beaux moments de bravoures) est d'ailleurs l'un des premiers reproches fait au maître par ses aficionados. Pour cela, il existe une solution très simple : la version intégrale sortie récemment en DVD. Bien qu'enrichie d'à peine 5 minutes supplémentaires, les scènes d'anthropophagie sont déjà bien plus explicites et bien moins saccadées qu'au cinéma, tout comme les éviscérations plus longues et plus visibles. En outre, plusieurs plans inédits assez "savoureux" ont été rajoutés comme un arrachage d'œil avec les dents un brin revanchard (ne dit-on pas en effet :
œil pour œil et dent pour dent !? ^__^), un "décalottage" de tête en bonne et due forme, ou encore un harponnage de pom-pom girl zombifiée assez dégoulinant (de cervelle !). Rien que pour ses ajouts (un peu maigres, malgré tout), l'achat de ce DVD s'impose. Saluons au passage le boulot impeccable de Greg Nicotero (qui est d'ailleurs la "pauvre" victime de cette douloureuse énucléation) qui a fièrement repris la relève de Tom Savini aux maquillages et dont le résultat est tout à fait exemplaire. L'ancien complice Romero nous gratifiera quand même d'un caméo savoureux en tant que version zombifiée de son fameux personnage à la machette de Zombie / Dawn of the Dead. Surtout, le film dispose d'un montage légèrement différent qui rend le tout un peu plus cohérent. Quelques lignes de textes ont ainsi été ajoutés entre les différents protagonistes et les quelques soucis de continuité (notamment dans l'alternance jour / nuit) corrigés. Dans les ajouts un peu plus "discutables", on peut noter l'allongement du baiser lesbien qui, quoique très amusant, n'est pas d'une très grande utilité. En revanche, la seule scène véritablement inédite (près de 2 minutes sur les 5 ajoutées), si elle retarde un peu artificiellement la rencontre entre Cholo et Kaufman, inscrit plus profondément encore le film dans la saga. On y voit tout d'abord un pendu revenir à la "vie" (fait certes étrange, mais tout à fait cohérent avec la mythologie mis en place par Romero : "Quand il n'y a plus de place en enfer, les morts reviennent sur terre"). On y découvre surtout la preuve que la mort est désormais partout, jusque dans les hautes sphères de la société, et que personne n'est à l'abri de ce fléau qui touche l'humanité. Cette impression est renforcée par le parallèle ironique que cette scène représente par rapport à l'introduction du film Zombie / Dawn of the Dead. À l'immeuble défavorisé de ce dernier a simplement fait place un building ultra-moderne.

http://img221.imageshack.us/img221/5043/landofthedeadromerooc5.jpgChez Casto... il y a tout ce qu'il faut !

Ce building, construit au sein d'une ville retranchée et hautement sécurisée, n'est d'ailleurs pas sans rappeler non plus
Le Jour des morts-vivants et son bunker militarisé où les hommes espéraient se protéger en s'enfermant (sans se douter que la menace viendrait de l'intérieur). Ceci n'est pas très surprenant lorsque l'on sait que le scénario de Land of the Dead est tiré du premier script, bien plus long, de ce dernier. En deux décennies, loin de s'améliorer, la situation a donc très largement empiré. La suprématie de l'homme est loin d'être évidente, et cette société en sursis a de plus en plus les apparences d'une oligarchie antique vacillante. Loin d'être si caricaturale que cela, cette ville fortifiée illustre assez bien la tendance des villes américaines à la ségrégation et au repli des classes favorisées sur elle-même ; la peur des ghettos ne devant finalement pas plus à leur supposée dangerosité qu'à la crainte des "nantis" de rejoindre la masse de ces "crèvent-la-dalle" (ce qui rappelle un des aspects du film Soleil Vert de Richard Fleischer dont j'ai fait la chronique il y a peu). Tout ceci pouvant bien entendu plus largement s'étendre à notre société dans son ensemble, à son évolution ultra-sécuritaire et au renfermement des nations sur elles-mêmes. Mais si l'aspect très high-tech et lumineux de ce immeuble select paisible et hautement protégé est en totale opposition avec la vétusté et la noirceur des quartiers populaires insécuritaires et livrés à eux-mêmes, Land of the Dead n'en est pas pour autant manichéen (il est d'ailleurs probablement l'un des épisodes les plus nuancés de la saga). Car si ce gouffre entre les différentes strates de la société est avant tout le fait des privilégiés qui détiennent le pouvoir et gardent jalousement leurs richesses (à l'instar de ce qui se passe dans les grosses métropoles contemporaines), les personnes habitant dans les faubourgs ne sont pas que de "pauvres" et "gentilles" victimes. La prostitution y est légion tout comme la corruption, et la violence omniprésente ; à l'image de ces jeux morbides organisés dans des endroits glauques où les zombies sont humiliés tels des esclaves modernes (d'une façon encore plus palpable encore que dans  Zombie / Dawn of the Dead ou Le Jour des morts-vivants je trouve). On notera par ailleurs l'apparition furtive d'Edgar Wright et Simon Pegg en zombies photografiés (dont George A. Romero a adoré le Shaun of the Dead, et on le comprend !). Difficile alors de ne pas faire le rapprochement avec les sinistres jeux du cirque de la Rome antique ou les heures sombres du colonialisme durant lesquels les "sauvages" étaient pareillement montrés en spectacle dans les capitales européennes. Plus proche de nous,  la façon dont les zombies sont traités par les hommes rappelent également ces clichés montrant les "joyeusetés" sordides commises à Guantanamo. D'autant plus que, comble de l’horreur, les humains à (les "vivants" pour être plus précis) ne sont pas épargnés non plus comme en témoigne cette scène où la sublimissime Aria Argento est jetée en pâture aux "fauves" dans une cage ceinturée de voyeurs avides.

Les inégalités ne séparent alors plus seulement les différentes classes de la société, mais s'insinuent en leur sein pour mieux les diviser. Une scission s’opère donc également au sein de ces pauvres totalement marginalisés par les puissants ; certains n'étant alors pas mieux considérés que de vulgaires pestiférés (les zombies sont d’ailleurs appelés "fétides" à plusieurs reprises). En somme, peu importe sa place dans la hiérarchie sociale ou économique, l'humain trouve toujours un plus faible à spolier. Ainsi les mercenaires du film, pris entre deux feux (à la solde des plus riches, ils sont également originaires des quartiers pauvres), n'hésitent pas à envahir violemment "le territoire des morts" et à le déposséder. Il s'agit là finalement d'une triste métaphore de ces soldats envoyés par les pays dits "civilisés" (les gouvernants préférant évidemment la tranquillité de leurs bureaux douillets) dans les pays en développement (tout comme les morts donc). Pays en développement allègrement exploités  donc, où les "ordures" des pays développés s'amoncellent aussi vite que leurs richesses s'épuisent. Avec en premier ligne, le pétrole ; symbolisé par ce leader zombie noir et surtout pompiste. Au passage, on aura pu remarquer que, alors que les morts sont guidés par un meneur de couleur, les noirs sont cantonnés à des rôles absolument subalternes dans le monde des vivants (le plus souvent soldats ou simples serviteurs). Il me semble impensable que ce choix ne soit pas délibéré de la part de Romero. Traditionnellement, le réalisateur avait en effet mis un meneur  noir à la tête du groupe de héros (comme Ben dans La Nuit des morts-vivants ou encore Peter dans Zombie / Dawn of the Dead). La présence de ce Big Daddy (si on en croit le nom inscrit sur son badge) semble donc démontrer, s'il en était encore besoin, que les héros ne sont plus ceux que l'on croit. Mieux, cela suggère surtout que les héros traditionnels ont perdu leur place. Le fait que ce leader zombie noir soit qui plus est pompiste renforce cette impression en illustrant pleinement la faille du capitalisme arrogant et outrancier. Tout comme les feux d'artifices du film n'ont pas pu contenir indéfiniment la masse des zombies, la poudre aux yeux libérale des pays riches n'endormira plus très longtemps celle des pauvres. Prisonniers du système qu'ils ont eux-mêmes mis en place, les pays développés sont en effet à la merci des pays producteurs de pétrôle. Tout comme les zombies, ils ont su s'organiser et imposer leur volonté aux puissants (les uns par la force, les autres pas le biais de la spéculation ; une autre forme de violence).

En tant que porte-drapeau de la révolte des morts,  je trouve que Big Daddy représente tout à fait le déclin de l'Occident, dont la suprématie est désormais loin d'être évidente, face à la volontés de ceux qui ont été si longtemps exploités. Un autre détail abonde d'ailleurs en ce sens : les zombies ont appris aussi rapidement à manier les armes (conçues par les hommes) que l'Orient (et notamment la Chine) a appris à
manipuler les rouages du capitalisme (doctrine pourtant occidentale s'il en est). Les États-Unis, l'Occident, périront par ce qu'ils ont enfanté tout comme le pétrole a conduit à l'immolation de Kaufman par le pompiste noir. On peut également voir dans le passage où l'essence engloutit la voiture, et Kaufman par la même occasion, une subtile critique de la contamination pernicieuse de l'environnement qu'engendre notre mode de vie. Au pays des gros 4x4, voilà une façon tout à fait explicite d'illustrer la pollution invisible (ou qu'on feint d'ignorer) qui s'échappe des pots d'échappement. Outre les clivages Nord / Sud évidents, Land of the Dead met également en évidence les fractures manifestes de notre société au plus profond d'elle-même. Incapables de s'organiser contre les zombies, les humains sont également dans l'impossibilité de les fuir. Les grillages électrifiés, incarnation ultime du tout-sécuritaire (et de ses dérives), ne les protégeront d'ailleurs nullement et causeront même leur perte. Parallèlement, ces barrières n'empêcheront ironiquement pas les morts de prendre possession de la ville. Ce qui donnera également l'occasion d'un des plus esthétiques passages du film : la traversée du fleuve par les zombies. Lors que ceux-ci émergent des eaux, l'allusion à l'immigration clandestine de l'Amérique Latine me semble trop évidente pour que je développe davantage ; si ce n'est dire que la politique du gouvernement s'avère, dans les deux cas, complètement inefficace. Mais, ce qui est plus symptomatique encore que cette impossibilité de fuir, c'est cette précarité désespérante à laquelle les jeunes générations paraissent condamner. En fait, c'est leur condition initiale qu'ils sont dans l'impossibilité de fuir. L'implosion sociale est plus jamais inévitable lorsque l'éventualité de se construire un avenir est interdit. Certains tentent vainement le sursaut populaire à travers des discours que personne n'écoutent (comme le vieil ami de Riley), d'autres choisissent la force (à l'image de ce que va faire Cholo). Les émeutes dans les banlieues sensibles ou la montée des mouvements extrêmistes sont autant d'illustrations modernes de l'incapacité de l'humanité à tirer leçon de ses erreurs passées ; toutes proportions gardées bien entendu. Enfin, il en existent quelques uns qui choisissent l'exil en désespoir de cause (qu'il soit physique, comme Riley dans le film, ou spirituel, avec la montée en puissance des sectes).

http://img228c.imageshack.us/img228/5531/landofthedeadhf5.jpgIl paraît qe l'Argent(o) ne fait pas le bonheur... (il paraît)

La lutte des classes est pleinement au centre du film. Les hommes ne cessent de se combattre ; certains cherchant à obtenir les avantages que les autres veulent conserver. Auto-destructrice, méprisante, absurde, incapable d'avancer, l'humanité selon Romero fait froid dans le dos. Surtout dans son réalisme. Répétants inlassablement les mêmes erreurs, la bêtise et la vanité de l'homme s'observent d'abord dans
ce salaud campé à la perfection par Dennis Hopper, sublime despote, puis dans la façon dont ce cubain (incarné par John Leguizamo impeccable) refait un mauvais remake du débarquement de la baie des cochons, missiles braqués vers les symboles de cette civilisation devenue inaccessible inclus. Prisonnier de sa misérable et insupportable condition, Cholo laissera finalement exploser ses frustrations de la plus tragique des façons. La réaction sans équivoque de Kaufman (et son mythique "on ne négocie pas avec les terroristes") est également un pied-de-nez magnifique à l'administration Bush et à sa façon pour le moins expéditive de bombarder les pays du Proche-Orient en représailles. Une ingérence donc qui a ses limites et une anthrophagie métaphorique au moins aussi abjecte que celle, bien réelle, des morts-vivants dans le film.  Voilà ce qu'est devenu notre civilisation : un ramassis de cinglés fonçant droit dans le mur en tout insouciance, le pied bien enfoncé sur l'accélérateur qui plus est. A contrario, et une fois encore, les morts chez Romero tendent à s'humaniser à mesure que les vivants retournent à l'état sauvage. La frontière séparant les civilisés et les primitifs s'amenuise, et leur évolution s'inverse même de façon complètement proportionnelle. D'ailleurs, la mort n'est-elle pas le futur du vivant, au-delà la pure existence, dans une sorte d'évolution darwinienne apocalyptique que les zombies s'efforcent de propager en attaquant les humains ? On peut se poser la question, notamment lorsque Cholo affirme "j'ai toujours voulu savoir comment était l'autre côté" et à travers ce qui suivra. La fin surtout, aussi discutable soit-elle, a le mérite d'aller au bout de l'idée. Ceux qui n'ont pas vu le film devrait d'ailleurs passer au paragraphe suivant. Effectivement, cette conclusion, au moins aussi faussement optimiste que celle de Le Jour des morts-vivants, peut se voir comme une sorte de renaissance. Une renaissance douloureuse, fait dans le sang, et qui ne doit rien aux humains. De fait, ce sont bien les zombies qui ont libérés les humains de l'oppression, ont fait tomber les barricades et chuter le régime en place ; permettant à une nouvelle société de se construire. Une remise à plat dont on ne peut véritablement se réjouir.

Décidemment très riche de sens, Romero n'a néanmoins pas le mauvais goût de présenter les morts-vivants comme des monstres gentils à la Casimir. En effet, il ne faut pas oublier que leur intelligence est aussi limitée que leur agressivité est grande, et qu'ils cherchent bel et bien à nous becter ! En ce sens, la réaction des humains à la fin peut sembler douteuse au premier abord et pourtant. Le cinéaste n'oublie pas de nous les présenter comme autre chose que de vulgaires cibles mouvantes. Les zombies avaient déjà appris à raisonner, à s'organiser et utiliser des objets dans les précédents films. Dès lors qu'ils ont une sorte de conscience et expriment des émotions, une dimension tragique s'empare des créatures. Notamment lorsque le leader zombie noir achèvera l'un de ses frères qu'il sait condamné (l'euthanasie comme facteur d'humanité, il fallait oser). Les exécutions sommaires des zombies captivés par les feux d'artifice apparaissent soudain moins amusantes et la souffrance palpable de Big Daddy face au massacre de ses congénères apporte une sensibilité inattendue aux créatures. L'extermination et la destruction sont-elles les seules solutions possibles ? Doit-on s'enfoncer davantage dans cette obscurité persistante qui nous entoure ? C'est peut-être les questions que se sont posées les personnages à la fin et explique en partie leur étrange réaction. On quitte alors l'horreur pure et ses monstres dégénérées pour entrer davantage encore au cœur d'une véritable réflexion de fond. Toutefois, le spectacle reste omniprésent grâce à une ambiance rétro efficace qui emprunte beaucoup à John Carpenter (notamment New York 1997 pour la structure de la ville ou Ghost of Mars pour le design de l'Éclaireur de la Mort), à des effets spéciaux soignés, à une mise en scène toujours aussi inventive et à une photographie absolument magnifique. Au rayon des regrets, car j'en ai tout de même quelques uns, je trouve que le personnage que joue la très belle Asia Argento manque d'approfondissement (alors que ceux incarné par Dennis Hopper et John Leguizamo sont davantage exploités). De plus, il faut reconnaître aussi que le personnage de Riley est interprété par un Simon Baker manquant un peu de charisme. En même temps, c'est un peu contre-balancé par un second couteau impayable, Charlie, digne des meilleurs séries B d'antan et porté par un Robert Joy tout à fait méconnaissable (dire que c'est le même qui fera ce salaud de Lizard dans le remake de La Colline a des yeux d'Alexandre Aja !). Eugene Clark est parfois un peu trop poussif aussi dans sa façon d'interpréter Big Daddy et l'humour pas toujours très bien senti. De toute façon, il manque bien une bonne vingtaine de minutes à ce long-métrage d'une richesse thématique inouie. Ce qui n'empèche pourtant le film d'être, malgré ses défauts, un formidable mélange entre divertissement horrifique et pamphlet politique. Et je trouve vraiment très dommage que Land of the Dead ne soit pas plus estimé parmi les fans de George A. Romero



Pour voir d'autres chroniques de films : cliquez-ici

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commentaires

Vlad 11/10/2010 21:35



Un excellent film où j'ai pris beaucoup de plaisir de le revoir :)



cayoux33 18/10/2008 18:03

J'ai très bien aimé Land of the dead, contrairemtn a certains critiques ... Toujours aussi engagé et toujous autant bien réalisé, ce film est dans la continuité de la trilogie des morts vivants

Shin 18/10/2008 19:45



Bonsoir cayoux33,

Je suis bien content qu'un nouvel amateur de Land of the Dead témoigne de son affection pour le film... c'est tellement rare !

Amicalement,

Shin.



Pierre 06/10/2008 17:47

Bonsoir, j'ai trouvé ce film supérieur à LA NUIT DES MORTS-VIVANTS, qui a mal vieilli à mon humble avis, mais je préfére largement ZOMBIE, LE JOUR DES MORTS-VIVANTS et l'excellent L'ARMEE DES MORTS. Un film à voir pour les amateurs, son seul gros défaut étant sûrement ces zombies intelligents.

Shin 06/10/2008 19:30



Bonsoir Pierre,

Pour ma part, La Nuit des morts-vivants a très bien vieilli (et à défaut, pour ceux qui pensent le contraire, la version de Savini est une bonne alternative). Et c'est d'ailleurs
mon préféré de la saga ! Viennent ensuite Zombie / Dawn of the Dead, puis Land of the Dead. Le Jour des morts-vivants n'est pas mal non plus, mais je le trouve un peu
laborieux (et parfois chiant).

Amicalement,

Shin.



Pierre 04/10/2008 14:13

Très bon j'ai adoré

Shin 05/10/2008 16:16



Bonjour Pierre,

Tu m'en vois ravi car, parfois, je désespèrerai presque de trouver un avis positif sur ce film que j'ai pour ma part grandement apprécié.

Amicalement,

Shin.



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