Je vous souhaite à tous la bienvenue sur mon humble chez moi. J'espère que le voyage vous plaira et vous donnera envie de revenir et, pourquoi pas, de participer. Qu'il s'agisse de cinéma, de
musique, d'actualité, d'humour ou de plein d'autres petites choses de la vie, je serai toujours ravi de lire vos avis ; qu'ils soient positifs... ou négatifs ! Le leitmotiv de ce blog se résume
en une phrase simple :
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais outre les
superstars qui tiennent le haut de l'affiche, le cinéma regorge d'excellents seconds couteaux, de seconds rôles magnifiques qui parviennent parfois à illuminer un film de leur seule présence. À
travers, cette rubrique, j'essaierai de vous faire partager mon affection pour ces artistes dont on ne parle pas assez à mon goût. Aujourd'hui, il sera question de l'immense Ed Harris !
Né le 28 novembre 1950 dans le New Jersey, Ed Harris a débuté sa carrière cinématographique sous la direction de Michael Chrichton à l'occasion de Morts suspectes en 1978. Trois ans plus
tard, il tourne pour George A. Romero dans Knigthriders avant de le retrouver l'année suivante pour l'un des segments de Creepshow. En 1983, Philip Kaufman lui offre son premier
rôle important. Il sera donc spationaute aux côtés de Sam Sheppard, John Glenn et Dennis Quaid dans l'excellent L'étoffe des héros. C'est d'ailleurs dans ce film que je l'ai découvert pour
la première fois. Il travaille par la suite avec des réalisateurs aussi prestigieux que Jonathan Demme (Swing Shift), Louis Malle (Alamo Bay) et James Cameron en
1989 qui lui offre le rôle de sa vie dans l'émouvant Abyss. L'année suivante, il rejoint Sean Penn et Gary Oldman pour le formidable Les anges de la nuit de Phil Joanou ;
l'interprétation du trio d'acteurs étant en tout point admirable. En 1993, Fraser Clarke Heston lui donne enfin le rôle principal dans son adaptation d'un roman de Stephen King, Le Bazaar de
l'épouvante ; l'acteur américain y côtoiera le mythique Max Von Sydow ou encore Amanda Plummer. Deux ans plus tard, il participera à deux projets très ambitieux. Il partage ainsi l'affiche de
l'aventure spatiale Appollo 13 de Ron Howard aux côtés d'un casting grandiose où figurent Tom Hawks, Bill Paxton, Gary Sinise, Kevin Bacon ou encore Xander Berkeley. Puis celle du biopic
Nixon d'Oliver Stone avec les non-moins prestigieux Anthony Hopkins, Joan Allen, Powers Boothe, Bob Hoskins ou encore James Woods.
On le verra ensuite souvent endosser le rôle du "méchant". Jamais manichéen dans son interprétation et parvenant à insuffler de l'humanité à n'importe quel rôle. Génial aux côtés de Tom
Cruise et Gene Hackman dans La firme de Sydney Pollack en 1993, il incarnera un personnage tout à fait
effrayant deux ans plus tard dans Juste cause d'Arne Bailey (dans lequel joueront aussi Sean Connery, Laurence Fishburne et de la jeune Scarlett Johansson dans l'un de ses premiers rôles). La même année, il irradie complètement Rock de Michael
Bay, parvenant même à éclipser la présence de Nicolas Cage et Sean Connery. Il est également très touchant dans The Truman Show de Peter Weir en campant le créateur, réalisateur aussi
mégalomane que pathétique et totalement aveuglé par son art. Dans Stalingrad de Jean-Jacques Annaud, il offre un Jude Law un adversaire d'une extrême intensité. En 2005, face à Viggo
Mortensen, Ed Harris est de nouveau impérial dans A history of violence de David Cronenberg. Il ne décevra pas non plus en réalisant une prestation toujours aussi exemplaire dans
l'excellent premier film de Ben Affleck, Gone baby gone.
En 2008, il joue aussi pour Renny Harlin dans Cleaner et pour Jon Turteltaub dans Benjamin Gates et le livre des secrets. Les films ne sont pas les plus marquants de sa carrière,
mais Ed Harris est toujours aussi plaisant à retrouver. Parmi, ses autres apparitions notables, la plus bouleversante fut pour moi celle de The Hoors de Stephen Daldry en 2001 où il
incarne un artiste rongé par le SIDA. Je l'ai également adoré dans Lune rouge de John Bailey, Au-delà des lois de John Schlesinger, Les pleins pouvoirs de Clint Eastwood,
Ma meilleure ennemie de Chris Columbus et surtout Un homme d'exception de Ron Howard. En revanche, je n'ai toujours pas pu voir La couleur de mensonge de Robert Benton
(malgré un casting de haute volée réunissant Anthony Hopkins, Nicole Kidman et Gary Sinise !), Radio de Michael Tollin avec aussi Cuba Gooding Jr. ni Copying Beethoven
d'Agnieszka Holland où il interprète le fameux compositeur. Au rayon des regrés, je n'ai toujours pas vu le premier film qu'il a lui-même réalisé en 2000, Pollock, qui raconte la vie d'un
artiste new-yorkais d'après guerre qui s'est fait connaître du grand publique par sa peinture abstraite. Chose qui devrait être bientôt faite ! En tout cas, comptez sur moi pour filer au cinéma
dans les jours qui suivent pour aller voir son second long-métrage, Appaloosa, un pur western à l'ancienne où Ed Harris retrouve Viggo Mortensen et qui sort le 1er octobre 2008 sur nos
écrans !
Brêves de comptoir