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LA SHINÉMATHÈQUE

LA SHINÉMATHÈQUE

« La connaissance s'accroît en la partageant. »

Walkyrie

Walkyrie
Réalisé par Bryan Singer, sorti le 28 Janvier 2009
Titre original : Valkyrie

Avec Tom Cruise, Bill Nighy, Terence Stamp, Kenneth Branagh, Tom Wilkinson Eddie Izzard, Christian Berkel, Thomas Kretschmann, David Bamber, Carice Van Houten ...

"S'il a toujours été un fidèle serviteur de son pays, le colonel Stauffenberg (Tom Cruise) s'inquiète de voir Hitler (David Amber) précipiter l'Allemagne et l'Europe dans le chaos. Comprenant que le temps presse, il décide de passer à l'offensive : en 1942, il tente de convaincre plusieurs officiers supérieurs de la nécessité de renverser Hitler. Un an plus tard, tandis qu'il se remet de ses blessures de guerre, il rejoint la Résistance allemande pour mettre au point l'Opération Walkyrie destinée à éliminer le Führer. Alors qu'il n'était au départ qu'un des nombreux conspirateurs, Claus von Stauffenberg se retrouve bientôt en première ligne : c'est lui qui devra assassiner Hitler......
"




Mon avis
(excellent) :  




Si j'excepte son premier film (Ennemi Public) que je n'ai pas encore eu l'occasion de voir, force est constater que le Mal (avec une "M" majuscule) fait l'objet d'une obsession incessante chez Bryan Singer. Dès 1995, cette hantise prend ainsi la forme d'un personnage mythologique fort (Keyser Söze, être démoniaque légendaire du formidable Usual Suspects) et tout à fait emblématique de cette irrépressible fascination que peut exercer les tréfonds de l'âme humaine chez le réalisateur. Le film mettra également en avant le caractère singulièrement ambivalent de ces personnages ; une ambiguïté que l'on retrouvera aussi dans ses films suivants (et même dans la série qu'il produira, Dr [H]ouse). Par la suite, les références au nazisme, incarnation suprême du Mal s'il en est, émailleront de façon constante sa filmographie. Ainsi, le jeune Todd Bowden (incarné par le regretté Brad Renfro) éprouvera-t-il une attraction malsaine pour son voisin et ancien nazi Kurt Dussander (Ian McKellen) dans le singulier Un élève doué, tandis que le trouble Magneto (toujours incarné par Ian McKellen) sera marqué à vie par les horreurs perpétrées dans les camps d'extermination nazis dans le dyptique remarqué qu'il a réalisé pour la franchise X-Men. Ces deux films en particulier ont également mis en avant l'idée d'appartenance à un groupe d'individus (qu'ils soient mutants ou simples mortels, dans tous les cas résistants), ainsi que la nécessité de combattre pour faire triompher le Bien (avec un "B" majuscule toujours). Toutefois, s'il est effectivement souvent question de Bien et de Mal chez Bryan Singer, le réalisateur n'a jamais été du genre à faire dans le manichéisme. C'est pourquoi, en dépit d'un très décevant Superman returns, j'attendais avec une très grande impatience cette mise en lumière cinématographique d'un haut fait de la résistance allemande.

Nécessairement, le sujet attire ; ne serait-ce que parce qu'il met en lumière le point de vue plutôt inédit du camp "ennemi" sur la guerre. En effet, la lutte contre le nazisme par des citoyens allemands n'a jusqu'à présent que trop peu fait l'objet de films. Et pourtant, elle n'a jamais cessé d'exister. Avant même que la guerre ne soit officiellement annoncée, certains officiers ont ainsi manifesté leur désapprobation face au totalitarisme grandissant d'Adolf Hitler. Par l'entremise des commandants
Erwin von Witzleben et Walter von Brockdorff-Ahlefeldt, un renversement militaire fut ainsi évoqué en septembre 1938. Mais, à défaut d'appuis alliés suffisamment fermes de la part de nations étrangères peu prompts à engager un conflit militaire (la tristement célèbre "Crise des Sudètes"), le tyran demeura au pouvoir, galvanisé par l'enthousiasme populaire qu'il entraîna avec lui. D'autres tentatives suivirent (on apprend ainsi qu'une quinzaine d'attentats au moins furent fomentés contre le Führer) et toutes échouèrent (tout comme les mises en gardes désespérées adressées aux forces alliées). Souvent, une incroyable concours de circonstances malchanceux permit à Hitler d'en sortir vivant (comme le montre notamment le film avec la tentative avortée de l'officier Henning von Tresckow pour faire exploser l'avion du despote en plein vol). Quoi qu'il en soit, cette résistance allemande fut une réalité historique qui mérite d'être saluée ; tout comme le courage de Claus von Stauffenberg. Certes, cet officier allemand ne fut pas un opposant au régime de la première heure (il participa même à l'annexion des Sudètes en 1938), mais la sincérité de son engagement ne saurait être remise en cause. Meurtri physiquement, psychologiquement et psychiquement pas les atrocités, les massacres et les crimes commis par son pays, Stauffenberg ne parviendra plus à supporter cette situation qu'il estime aussi intolérable et injustifiée qu'insultante pour lui-même et son pays.

WalkyrieLe scénariste Christopher McQuarrie explique ainsi ce qui l'a motivé à écrire ce film  : « C'était une histoire complexe et fascinante dont la plupart des gens, à l'exception des Allemands, n'avaient jamais entendu parler. »

Les raisons qui l'ont poussées à entrer en résistance sont clairement exprimées dans ses quelques mots, assez fidèlement retranscrits par le film : « Il est temps de faire quelque chose. Bien sûr, celui qui osera agir doit être conscient qu'il rentrera dans l'histoire allemande en tant que traître. Mais qu'il renonce à son acte, et alors il sera un traître vis-à-vis de ses convictions. Je ne pourrais pas regarder dans les yeux les femmes et les enfants de ceux qui sont tombés si je ne tentais pas tout pour empêcher ce sacrifice humain absurde ». Bryan Singer a toutefois l'intelligence d'aborder son propos avec une pertinente neutralité. Certes, ces hommes ont fait preuve d'un courage évident pour oser dire non ; je ne peux d'ailleurs pas m'empêcher à ses fameuses paroles de Jean-Jacques Goldman  : "Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt,  sur les ruines d'un champ de bataille, aurais-je été meilleur ou pire que ces gens, si j'avais été allemand ? / Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance, nourri de rêves de revanche , aurais-je été de ces improbables consciences, larmes au milieu d'un torrent ?". Néanmoins, ils étaient loin d'être tous irréprochables. Si certains paraissent effectivement vouloir mettre fin à ce régime totalitaire et à ses dérives abjectes, d'autres semblent davantage faire preuve d'opportunisme (le gouvernement hitlérien commence déjà à battre de l'aile, les alliés viennent de débarquer en Normandie) et mettre leurs ambitions personnelles (devenir calife à la place du calife en quelque sorte, ou du moins se ménager une porte de sortie) avant leurs convictions humanistes. Parmi tous ces "héros", les lâches n'étaient évidemment pas rares. Et beaucoup hésitaient. Ce qui explique également pourquoi la rébellion aura mis autant de temps à se mettre en place (l'opération Walkyrie ne sera lancée  que neuf mois à peine avant la chute d'Hitler).

Comme il l'a déjà prouvé avec Un élève doué notamment, Bryan Singer fait partie de ceux qui estiment que les mots expriment davantage que les images. De fait, Walkyrie évite habilement aussi de sombrer dans certains facilités mélodramatiques habituellement inhérentes à ce genre de reconstitution historique. On ne verra donc pas de nazis se livrer à d'inqualifiables actes de barbarie sadiques et arbitraires. Pas plus qu'on ne verra de victimes agonisantes. L'horreur des camps d'extermination sera d'ailleurs qu'à peine suggéré, par quelques paroles le plus souvent. Après tout, il n'est pas nécessaire d'en faire plus. Tout cela, nous le savons déjà. Pour exprimer l'émotion, le cinéaste fait donc preuve de retenue. Les relations entre les personnages sont d'ailleurs assez sommaires (ils n'entretiennent pas de véritables liaisons d'amitié) et les passages avec la famille de Stauffenberg réduites à leur minimum. Bryan Singer compte davantage sur l'admiration légitime suscitée par la détermination de ces hommes que sur l'empathie générée par des scènes démonstratives pour toucher le spectateur. Malgré tout, face à l'exceptionnel destin de ces hommes, l'émotion vient d'elle-même. Le contenu étant suffisamment riche, la mise en scène s'efface sobrement aussi derrière son sujet. Si on excepte une introduction explosive et particulièrement saisissante, Walkyrie s'avère en effet plutôt chiche en plans spectaculaires. La structure même du film est d'ailleurs assez théâtrale. Ce thriller d'espionnage a tout du huis clos oppressant. Pourtant, les moyens sont là et la reconstitution est d'une efficacité redoutable (de la photographie impeccable de Newton Thomas Sigel jusqu'au formidable travail de la costumière Joanna Johnston, qui avait déjà officiée sur Il faut sauver le soldat Ryan). Certaines séquences font même preuve d'une virtuosité indéniable. On pense à l'attentat de la Tanière du Loup, où la tension ne relâche jamais, mais aussi à ce somptueux passage qui mèle les bruits assourdissants des bombardements aux envolés lyriques de Wagner (la bande son est prodigieuse), et se termine par un plan ambitieux tournoyant autour du vinyle de la Chevauchée des Walkyries.

WalkyrieAprès Magnolia, Vanilla Sky, Collatéral, La Guerre des Mondes et Tonnerre sous les tropiques,
Tom Cruise impressionne encore pas sa capacité saisissante
à casser son image.

L'incroyable faculté du film à maintenir le suspense d'un bout à l'autre, alors qu'il ne fait aucun doute que l'opération Walkyrie va échouer, est un élément qui mérite d'être mentionné. Malgré le fait que tout soit joué d'avance (le sort d'Hitler est connu de tous), mon intérêt ne s'est jamais relâché. Le montage ingénieux de John Ottman (également compositeur de la bande originale) a ici un rôle au moins aussi déterminant que le scénario habile de Christopher McQuarrie (petit prodige à qui on doit déjà celui d'Usual Suspects). Lorsque deux télégrammes se télescopent et que le succès de l'opération devient plausible, on en vient à se demander (comme les protagonistes un peu plus tôt dans le film) ce qu'il serait advenu si Adolf Hitler avait véritablement péri à ce moment-là. Le plan des membres de l'opération Walkyrie – qui consiste à retourner l'arsenal d'urgence de l'Allemagne en cas d'insurrection présumée en utilisant précisément l'attentat qu'ils ont eux-mêmes effectué contre le Führer comme prétexte – prend ainsi tout son sens. Éliminer Hitler n'aurait évidemment pas suffit. L'anéantissement total du régime et de tous ses proches conseillers (Göring, Goebbels, Himmler) est une nécessité fondamentale pour que ce coup d'État réussisse sans qu'un autre fou ne s'empare des clés du pouvoir. Entre les doutes de certains et les certitudes des autres, la possibilité d'une réalité alternative se dessine. Contre toute attente donc, on se surprend à espérer une autre issue. Même si elle ne reste qu'illusoire compte tenu de la réalité historique. Quoi qu'il en soit, Walkyrie passionne ; en dépit de quelques défauts. Le parti pris de Bryan Singer de constituer son casting d'une majorité d'acteur non-allemands, et donc de tourner en langue anglaise, aura ainsi fait couler beaucoup d'encre. Pour ma part, ce procédé narratif ne m'a plus gêné que dans d'autres films qui, à l'instar de La Liste de Schindler de Steven Spielberg, Croix de fer de Sam Peckinpah ou encore Le Crépuscule des Aigles de John Guillermin, font s'exprimer en anglais des personnages éminemment allemands (et puis il m'arrive souvent de les regarder en version française, alors...).

Tel quel, ce reproche me semble assez injustifié. Bien qu'on puisse trouver étrange d'entendre parler Hitler dans un anglais impeccable, l'artifice utilisé par Bryan Singer en introduction de son film nous fait manifestement comprendre qu'il s'agit surtout d'une astuce narrative facilitant la compréhension (l'allemand laissant progressivement place à l'anglais) bien que les personnages continuent "en réalité" à parler allemand (John McTiernan avait notamment eu recours à ce procédé dans À la poursuite d'Octobre Rouge ; afin de justifier le fait que les membres de l'équipage  s'expriment en anglais alors qu'ils sont censés parler russe). Même si je trouve qu'il aurait aussi pu utiliser ce subterfuge pour conclure efficacement son long-métrage, cela ne m'a pas plus dérangé que cela. En tout cas moins que les accents britanniques fortement prononcés de Terence Stamp et Kenneth Branagh (qui m'ont d'ailleurs nettement moins convaincus que leurs confrères Tom Wilkinson, Bill Nighy ou encore Eddie Izzard). Pour le coup, je ne comprends pas pourquoi le cinéaste a tenu à ce que les comédiens gardent leurs accents d'origine (c'est pourquoi je pense revoir le film en version française). Cela dit, le casting reste très convaincant (hormis une Carice Van Houten un peu transparente, mais dont le rôle ne laisse que peu de place). Les allemands Christian Berkel et Thomas Krestschmann (tous deux aperçus auparavant dans La Chute) imposent toujours une belle présence à l'écran, tandis que David Bamber campe assez justement un Hitler insaisissable entouré de complices plus vrais que nature (qu'il s'agisse de Gerhard Haase-Hindenberg en Göring, de Matthias Freihof en Himmler et surtout de Harvey Friedman en effrayant sosie de Goebbels). Enfin, je ne peux que m'insurger une nouvelle fois contre cet insupportable procès d'intention fait à Tom Cruise pour chacun de ses films. Certes, je veux bien qu'on lui reproche beaucoup de chose, mais certainement pas d'être un mauvais acteur. Dans Walkyrie, je n'ai vu aucune tentative de propagande douteuse, mais seulement un comédien incarnant avec une belle sincérité le courage d'un de ces oubliés de l'Histoire qui ne méritaient pas moins que l'hommage humble et respectueux qui leur ait enfin adressé aujourd'hui.
  

   

Films de Bryan Singer chroniqués ici : Jack le chasseur de géants ;  Walkyrie ; X-Men : Days of Future Past

   

 

Pour voir d'autres chroniques de films : cliquez-ici

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pacboy 15/03/2009 19:32

ho oui pardon, d'ailleurs l'était bien rigolo ce film meme si j'suis un peu fanatique de the rock :p lol avec ce tit cameo de schwarzy ^^ pour MI j'ai préféré le premier, il y a des scènes franchement qui reste dans les mémoires et qui pourra toujours se faire parodier, même si j'suis pas plus que fan de la série de MI movies

Shin 15/03/2009 19:44



Salut Pac,

Le premier est effectivement très bien et propose des séquences d'anthologie (je ne m'attendais pas à une telle introduction !). Toutefois, étant fan de la série originale, je ne peux
pas faire autrement que de penser qu'il s'agit quand même d'une belle trahison (je n'ai pas aimé le fait que le méchant soit...). Raison pour laquelle je préfère le troisième qui est
bien plus proche de l'idée que je me faisais de la série.

Amicalement,

Shin.



pacboy 10/03/2009 01:15

j'ai bien aimé le film comme celui de collateral ou encore bienvenue sur les tropiquesjuste tom cruise est megalo a l'image de sean connery, il veut que cela soit lui l'être principal, et si on est "fan" ca passe sinon ca en est étouffant, l'exemple parfait étant MI2et dans bienvenue sur les tropiques il a le mérite de prendre du recul pour une fois ce qui le rends bon

Shin 15/03/2009 19:30



Bonsoir Pac,

Je pense que tout le monde est d'accord sur M:I 2. Même si le film reste fun, il est bien trop proche d'un Volte / Face (du même John Woo, tiens !) et trahit encore un peu
plus l'esprit de la série en mettant trop en avant le personnage de Tom Cruise. Malgré tout, j'avoue y trouver un certain plaisir, même si le 3 m'a plus botté (notamment parce que le concept
de "l'équipe" est repris et que Philip Seymour Hoffman est franchement excellent !).

Amicalement,

Shin.

PS: J'ai l'impression que tu confonds le film de Peter Berg (Bienvenue dans la jungle) avec celui de Ben Stiller (Tonnerre sous les tropiques).



pacboy 27/02/2009 15:16

nooon t'es fanboy au point que t'a pas vu la propagande ? lol il est toujours au premier plan, avec chaque fois le seul qui est intelligent et trouve les bonnes idées, le seul qui décide de "vivre" au point que je me suis demander comment ces bouseux ont pu ne pas se faire cramer avant que tom cruise arrive, avec ces gros plans, les seules répliques "interessantes" pour lui (d'ailleurs elle est franchement marrante sa dernière réplique, j'ai pouffé un tit rire), et enfin avec toujours, toujours la meme expression au point que j'aurais vu keanu reeves dans le role que ca m'aurait meme pas choquer, c'est largement de son niveau ce role d'ailleurs il me rapelle celui de klaatu dans le jour où la terre s'arrêta

Shin 07/03/2009 16:15



Bonjour Pac,

Visiblement, ce n'est pas la mauvaise foi qui t'étouffe. J'en viens même à me demander pourquoi tu continues à aller voir les films avec Tom Cruise si tu sais dà l'avance que tu n'aimeras pas.
C'est un peu balot je trouve... Tu as sans doute mieux à faire non ?

Amicalement,

Shin.



Cinem@trice 17/02/2009 15:27

vous me faites rires avec vos "signatures" lol(javais remarqué aussi pour le theme de saw dans la BA)Pour en revenir au film, j'ai bcp accroché egalement ! Ne connaissant guere l'histoire de cette operation (comme bcp je pense), je suis sortie satisfaite d'avoir ete instruite sur des faits qui ont ete importants, autant pour l'allemagne que pour tous, qu'on ignorait trop. Soigneusement realisé et tourné, les jeux des acteurs sont aussi tres bons. Y'a toujours une question qui me hante : comment ils ont fait pour qu'on croit tout le long du film que Cruise avait perdu ses 2 doigts, parce que mm si on les plies ca fait une bosse lol

Shin 23/02/2009 17:44



Bonjour Cinem@atrice,

La magie des effets visuels est impénétrable... C'est fou ce qu'on arrive à faire désormais dans ce domaine ! Il n'y a qu'à voir le merveilleux Benjamin Button !

Amicalement,

Shin.



Vlad 14/02/2009 17:31

Juste pour info car je relisais tes réponses à mes commentaires mais mon billet sur Walkyrie est publié ;-)Cinéphilement,Vlad