Lundi 30 mars 2009
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Réalisé John Landis, sorti le 22 mai 1985
Titre original : Into the night
Avec Jeff Goldblum, Michelle Pfeiffer, Bruce McGill, Carmen Argenziano, Vera Miles,
Dan Aykroyd, David Bowie, Dedee Pfeiffer ...
"Ed Okin (Jeff Goldblum) ne contrôle plus sa
vie. Il est insomniaque, sa femme le trompe et son travail est sans intérêt. Une nuit qu'il erre au hasard en voiture, il se retrouve au parking de l'aéroport de Los Angeles. Peu de temps
après Diana (Michelle Pfeiffer), une magnifique jeune femme, saute dans sa voiture et la somme de démarrer car ils sont poursuivis par quatre Iraniens. Une folle course poursuite s'ensuit
dans les rues de la ville..."
Réalisateur inégal, à la filmographie ne manquant pourtant pas d'intérêt, John Landis reste aujourd'hui surtout connu pour avoir signé, dans les années 1980, deux des plus grands
classiques du cinéma américain (The Blue Brothers et Le Loup-garou de Londres) et mis en scène le clip qui, plus d'un quart de siècle après, reste encore
considéré comme le meilleur de tous les temps (il s'agit bien entendu du Thriller de Michael Jackson ; John Landis travaillera de nouveau pour "The King of pop" à l'occasion
de Black or White). Parmi tous les films qu'il réalisa durant les années 1980 (citons, entre autres, Un fauteuil pour deux, Drôles d'espions ou encore
Un Prince à New York), Série noire pour une nuit blanche me semble étrangement être le plus méconnu de tous. Ce qui, ne serait-ce qu'au regard de l'alléchant casting dont il dispose, a vraiment
de quoi surprendre. En tête d'affiche de ce film sorti en 1985, on retrouve donc le majestueux Jeff Goldblum dans le rôle d'Ed Okin (banlieusard trompé et insomniaque en pleine
errance nocturne dans les rues de Los Angeles). Disposant d'un charisme à toute épreuve, l'acteur américain n'aura pas non plus eu la carrière qu'il mérite. Lancé par des
réalisateurs comme Philipp Kaufman
ou Lawrence Kasdan, pour lesquels il tourne à
plusieurs reprises (L'Invasion des
profanateurs et L'Étoffe des héros pour le premier, Les Copains d'abord et Silverado pour le second), le comédien ne connaîtra véritablement le succès qu'en 1986
grâce au film La Mouche de David Cronenberg avant de se faire de nouveau oublier jusqu'au milieu des années 1990 (ironie du sort, c'est en interprétant de nouveau des
scientifiques, Ian Malcom dans Jurassic Park et David Levinson dans Independence Day, le jour de la riposte, que sa carrière trouveva alors un second souffle).
Michelle Pfeiffer quant à elle, qui deviendra l'incarnation parfaite de Catwoman chez Tim Burton (Batman, le défi en 1992), campe ici la ravissante et non moins
énigmatique Diana (comme la fameuse Lady). L'actrice née à Santa Ana, dont on a déjà pu apprécier la singulière beauté chez Brian De Palma (Scarface) ou
encore Richard Donner (Ladyhawke, la femme de
la nuit) et qui complète à merveille ce duo de charme improbable (bien qu'il ne soit pas très difficile de comprendre comment notre anti-héros désabusé, et faussement naïf,
ait pu se laisser embarquer par cette jolie arnaqueuse blonde dans cette impropable histoire), est définitivement craquante lorsqu'elle affirme : « Je ne suis pas aussi jeune que j'en ai l'air... » (ironie sublime pour
une femme sur qui, manifestement, le temps n'a pas d'emprise).
À leurs côtés, on peut également apercevoir Dedee
Pfeiffer (sœur cadette de Michelle), Carmen
Argenziano (fameux second rôle ayant récemment
interprété l'attachant Henry Dobson dans la saison 4 de Dr [H]ouse),
Bruce McGill (déjà à l'affiche d'un autre film de John Landis, American College en 1977, et que révèlera la série
MacGyver), Vera Miles (fidèle de John
Ford et Alfred Hitchcock qui tenait notamment la vedette de La Prisonnière du désert ou encore Psychose), le chanteur David Bowie (dans un étonnant rôle de tueur,
sosie de... David Bowie ; dixit le film ! ^__^) et bien en entendu Dan Aykroyd (acteur fétiche de John Landis qui est déjà apparu dans The Blues Brothers, Un fauteuil pour deux ou
encore La Quatrième Dimension, le film). Pour compléter cette distribution déjà riche, il convient également de citer les
quelques caméos (et même un peu plus) qu'ont accepté de faire de grands noms d'Hollywood. On peut ainsi voir Rick Baker – fameux maquilleur ayant déjà officié sur Le Loup-garou de Londres et
Thriller, tous deux de John Landis – en dealer, Jim
Henson – prestigieux créateur du Muppet Show et qui mettra ses talents de
marionnettiste à l'œuvre l'année suivante en dirigeant ledit David Bowie dans Labyrinthe – prié de raccrocher instamment son téléphone, Don Siegel – fidèle complice de
Clint Eastwood à qui on doit notamment L'Inspecteur Harry et L'Évadé d'Alcatraz – dans une position délicate aux toilettes d'un club privé, Lawrence Kasdan – qui venait donc de
mettre en scène Jeff Goldblum dans Les Copains d'abord et Silverado – en inspecteur, Jack
Arnold – réalisateur des classiques L'Étrange créature du lac noir et L'Homme qui
rétrécit –
balader son chien dans l'ascenseur, David Cronenberg – qui dirigera donc Jeff Goldblum l'année suivante dans le
mythique La Mouche –
superviser un groupe de travail en aéronautique,
Paul Bartel – responsable de l'inérrarable La
Course à la mort de l'an 2000 (Les Seigneurs de la route) – en portier
d'hôtel, Jonathan Demme
– qui, avant de signer son chef-d'œuvre Le Silence des agneaux, réalisera Veuve, mais pas trop avec Michelle Pfeiffer
justement –
en agent fédéral, ou encore Roger Vadim – cinéaste français auquel on doit des succès comme Et Dieu… créa la femme, Le
Vice et la Vertu et Barbarella – camper un certain
monsieur... Melville ! Indirectement, on peut
également apercevoir furtivement
Bud Abbott, Lou Costello, Bela Lugosi et Lon Chaney Jr puisque
l'appartement de Hamid –
dans lequel les deux héros devront faire face à un joyeux carnage
sanglant –
possède un poste de télévision diffusant justement le
fameux Deux Nigauds contre Frankenstein
(parfois rebaptisé chez nous Abbott
et Costello contre Frankenstein).
La classe à l'iranienne : John Landis aux côtés de ses campagnons d'armes...
Enfin, il convient de citer John Landis qui, non content de mettre le film en scène,
s'est aussi octroyé un petit rôle en total décalage ; celui d'un homme de main iranien farfelu dont la sauvagerie notoire n'a d'égale que l'incompétence chronique. À l'image de ce
personnage, Série noire pour une nuit
blanche est un film particulièrement
insaisissable, à la croisée de plusieurs genres. Le
long-métrage commence effectivement à la manière d'un drame social lorsque l'on découvre pour la première fois le personnage de Jeff Goldblum, l'air hagard et les traits fatigués
(on apprend qu'il est insomniaque), comme prisonnier d'un couple qui semble inexorablement battre de l'aile (comme le suppose le silence gêné de notre héros lorsque son ami
lui demande s'il se rappelle la dernière fois qu'il a fait l'amour à sa femme ; et avant qu'un retour à la maison aussi imprévu que précipité ne lui apprenne – confirme ? – que celle-ci
le trompe). Il exerce en outre un boulot qui ne paraît pas l'intéresser davantage (son esprit est ailleurs durant les interminables réunions de travail et il se montre une
nouvelle fois assez évasif lorsque Diana lui dit que son métier a l'air passionnant). Enfin, il ne semble pas avoir noué de véritables liens avec ses proches (la
réflexion qu'il adresse à Diana sur le fait que celle-ci n'a personne d'autre que lui sur qui compter est finalement autant à entendre pour elle que pour lui). De fait, sa
rencontre miraculeuse avec le personnage incarné par Michelle Pfeiffer (une étrangère finalement bien plus proche de lui que son entourage intime) ne lui permet pas seulement d'occuper sa nuit (en désespoir de cause, il prévoyait
de s'encanailler à Las Vegas), mais va surtout lui offrir l'opportunité de vivre des aventures autrement plus exaltantes que la banale existence banale dans laquelle il semble
s'être enfermé. Dès lors, Série noire pour une
nuit blanche évoque certains road movies
romantiques et leurs duos bohèmes avant de basculer dans quelque chose de bien plus noir ; certaines scènes de violence étant même assez perturbantes : qu'il s'agisse de la montagne de cadavres recouvrant le sol d'une chambre
luxueuse, d'un assassinat par noyade particulièrement cruel ou d'un suicide à la radicalité sanglante. Mais, ce qui déconcerte le plus ici ce sont les ruptures de tons perpétuelles du
récit. Il n'est en effet pas rare que l'horreur graphique précède ou suive l'humour le plus potache : qu'il s'agisse d'un petit vieux accro aux magazines porno, des péripéties
burlesques du héros dans un faux décor de cinéma, d'une suprenante chambre toute à la gloire d'Elvis ou bien entendu du comique provoqué par la débilité intégrale de cet homme de main iranien campé par John Landis
(et dont les principaux ennemis, outre notre couple de héros, semblent être les animaux bruyants, les rembardes de sécurité dans les parkings souterrains et les poignées de porte,
vitrée ou pas).
Si le résultat de ce cocktail hétéroclique s'avère assez surprenant, on peut toutefois regretter le manque de clarté de l'ensemble. On a d'ailleurs parfois du mal à comprendre où le
réalisateur veut en venir ; certains passages pouvant même allégrement passer pour totalement surréalistes. Mais, étant donné la nature insomniaque du héros et sa particularité
chronique à piquer du nez, peut-être suffit-il simplement de concevoir tout cela comme une sorte de projection onirique de son inconscient, une errance noctambule entre réalité
fantasmée et songe réaliste. La façon dont celui-ci parvient à se tirer d'affaire par moment – tel un héros de cinéma – est d'ailleurs assez peu crédible. Cependant, le
réalisateur assume complètement cette ambiguïté ; et en joue même lorsqu'il traîne son héros dans des décors factices d'un plateau de tournage ou lorsqu'il lui fait dire que tout cela
est parfaitement « ridicule » alors qu'une
armada de policiers armés et autres agents infiltrés lui permettent une nouvelle fois de se sauver in extremis d'une situation préjugément inextricable (la conclusion
providentielle qui achève le film renforçant davantage encore cette impression). Si le manque de cohérence narrative peut légitimement déconcerter (l'humour désarmorce parfois trop rapidement les enjeux dramatiques du
récit), l'originalité particulièrement
réjouissante du projet
lui confère un intérêt certain. D'autant que, malgré son
apparente légèreté, Série noire pour une nuit blanche est un film assez mélancolique (les morts violentes y côtoie quand même la solitude extrême, la prostitution et l'incertitude en l'avenir) dans lequel John
Landis donne l'impression –
après la tragédie aillant malencontreusement
endeuillé La Quatrième Dimension, le film (c'est d'ailleurs le premier film qu'il réalise depuis)
– d'exorciser ses démons (on est en droit de se demander si le fait que, parmi tous
les salauds du long-métrage, son personnage soit le seul à s'en prendre littéralement autant dans la gueule – et à finir d'une façon aussi sauvage ! – est seulement le fruit du
hasard). Quoi qu'il en soit, Série noire pour une nuit blanche est un film à découvrir ; ne serait-ce que pour le plaisir de voir progresser ce couple irrésistible formé par
Jeff Goldblum et Michelle Pfeiffer (qui retrouvera d'ailleurs John Landis le temps d'un sketch sur Cheeseburger Film Sandwich en 1987, parallèlement au tournage du film
Les Sorcières d'Eastwick de George Miller) et de revoir l'enivrant David Bowie le temps de quelques instants particulièrement savoureux. À ce propos, il est quand même
regrettable que – avec un tel as dans la manche – le film de John Landis se contente de la bande originale si peu enthousiasmante d'un Ira Newborn qu'on a connu nettement plus
inspiré (The Blues Brothers, Police Squad !, Une créature de rêve...).
Par Shin
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Publié dans : Longs-métrages
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Je comprends tout à fait que l'on reste insensible à l'humour potache de John Landis (bien que le film que tu cites ait été grandement influencé par le trio des ZAZ : Airplane !, The Naked Gun, Top Secret !, Hot Shots !).
Toutefois, et c'est ce qui fait tout l'intérêt de ce film, Série noire pour une nuit blanche n'est pas à proprement parlé une comédie. Il est vraiment à cheval entre plusieurs genres (comédie, road movie, romance, polar). C'est pour cette raison que je trouve que, à défaut d'être la plus belle réussite de John Landis, ce long-métrage est probablement l'une de ses plus intéressantes réalisations.
Amicalement,
Shin.
Ca va bien ? Je n'ai pas vu ce film mais en revanche le casting m'attire bien donc pourquoi pas puis d'après les smiley (car evidemment n'ayant pas vu le film je n'ai pas lu ta chronique :$ ) tu as l'air d'avoir plutôt bien aimé donc faut voir. Avec le paquet de dvd que camille m'as filer je sens que je vais en avoir des trucs a voir lol
Cinephilement,
Vlad
Bon je me la beurre mais ce film est strange. Tu ne sais pas comment le prendre. C'est 50-50.
Le début est très réussi en décrivant le quotidien très morne d'Ed. Okin. Comme si il était déjà effacé et le regard vide de J. Goldblum et sa nonchalance naturelle montre que le choix de l'acteur fût judicieux. Je me suis fait avoir au début quand sa femme prenait sa veste et que je pensais qu'elle la donnerait à Ed. Une façon aussi pour le réal de se moquer du couple parfait. L'homme ne sait plus ou il en est et semble aller droit dans un mur sans s'en rendre compte. Il semble que depuis son mariage Ed soit devenu un zombie errant. Comme disait son pote joué par D. Aykroyd il te manque un peu d'action. Ce que justement sans le chercher il aura. Il se retrouve mêlé malgré lui dans cette conspiration (pas très claire d'ailleurs) en compagnie d'une jolie femme. Comme si ce qu'il voulait au fond de lui mais ne voulait pas s'avouer par peur de l'inconnu apparaissait d'un seul coup dans sa vie morne.
Comme si je suppose Ed rentrait dans un autre monde plus mystérieux, imprévisible, extravaguant mais dangereux : celui de la nuit. Mais pourtant il semble au fond de lui vouloir ce qui lui arrive (à plusieurs moments au début il veut s'en aller avant de vouloir aider cette jolie demoiselle en détresse).
Et c'est là que le scénar est intéressant en présentant des personnages tour à tour ridicules (le garde du corps qui se désape avec sa nana à lunettes sur une musique d'ascenseur), attachants (Jack Caper) ou les nombreuses caméos amicaux d'artistes de sa génération (Paul Bartel, Jim Henson...)
L'apparition de D. Bowie comme un ange gardien a de quoi surprendre comme sa moustache.
Une visite nocturne façon LA by night. Pourtant j'ai peut être l'impression de prime abord que le film pouvait ressembler à l'AFTER HOURS de Martin Scorcese.
Le perso de Jeff Goldblum auquel on pourrait s'identifier fait sûrement partie du même type de persos dont se moquait le cinéaste Joe Dante dans l'un segment de CHEESEBURGER FILM SANDWICH. Pourtant l'histoire pourrait être différente. A savoir un quidam qui se laisse volontairement enroler mais sans vouloir l'assumer dans ces aventures noctures. Le fait aussi qu'il se retrouve confronter à un monde (show biz) qu'il ne connait pas et qu'il regarde avec beaucoup de curiosité (quand il est dans le décor de cinéma). Il y a la bonne scène surprenante du braquage dans le film qui arrive sans prévenir.
Par contre il y a des bons moments d'humour surtout avec les 4 hommes de main iraniens qui s'intègrent à la société. Et cela fait plaisir de voir autant de guest potes avec le réal.
Sur le site Trailers From Hell J. Landis disait qu'il avait été cascadeur/acteur sur La course A La Mort De L'an 2000 dont la BA fût monté par Joe Dante. Il n' a jamais caché ses premières armes en tant que cascadeur sur les prods US délocalisées en Europe mais aussi dans les westerns italiens..
Pour son rôle j'ai eu l'impression qu'il s'amuse comme un fou à s'en prendre littéralement plein la gueule. Par contre une lègère déception pour la poursuite en voiture.
http://www.trailersfromhell.com/trailers/334
C'est dommage parce qu'il manque ce grain de folie irrévérencieux, espiègle, fou que l'on retrouve dans certains films de John Landis. Sans compter les clins d'oeils du cinoche de J. Landis la référence au « See you next Wenesday » (merci monsieur Djoumi) ou quand les persos regardent la caméra. Je rechercherais mais dans se film je ne l'ai pas encore trouvé. Le fait aussi de commencer son film par des plans fixes comme Animal House ou Un Fauteuil pour deux.
http://rafik.blog.toutlecine.com/1536/See-You-Hellboy/
Je suis d'accord pour la musique moins folle mais néanmoins excellente. Le réal a laissé carte blanche à BB King et le morceaux Lucille est souvent présent dans le film. Le morceau In The midnight hour tranche avec le reste du film et se veut plus positif. Sympa comme dans les films de J. Landis de montrer les acteurs une dernière fois comme un rappel au théâtre comme par respect. De plus c'est plus intéressant pour retrouver l'acteur ou l'actrice après.
In the Midnight Hour (présents avec Lucille dans le doc de BB King sur le dvd)
http://www.youtube.com/watch?v=LnyKXkzDZOg
C'est dommage que le film manque de folie. Peut être le fait que Robert K. Weiss ne soit pas là et que J. Landis ait choisit de se calmer pour un temps après la tragédie de La Quatrième Dimension. Je t'avoue que je n'ai pas compris cette histoire de deal immobilier.
Mais comme disait le proverbe. Après 2 h du matin il faut mieux aller se coucher.
Sérieusement et je n'ai pas vu Le Loup Garou de Londres, mais je trouve un poil dommage que souvent ce film soit le plus connu du cinéaste. Oui c'était les propos « rien à cirer. »
Je me permets de citer Jean-François Rauger qui avait écrit un article à l'occasion de la rétrospective du cinéaste : « En mettant la culture populaire américaine, infantile et triviale, poétique et vulgaire, au centre de son oeuvre, John Landis en dévoile l'ambivalence. Le rire et la nostalgie n'y sont jamais dénués d'une vague inquiétude. »
Je relisais ce commentaire en me disant qu'il était bien dommage que tu n'es pas pris soin d'en faire un billet à part entière sur ton blog !
Les éclaircissements que tu apportes sont très intéressants (notamment la citation de Jean-François Rauger que je ne connaissais pas). Et globalement, nos avis se rejoingnent sur ce film très attachant, mais perfectible. Comme tu le dis, ça manque un peu de folie et de démesure ! Mais j'imagine en effet que la tragédie ayant endeuillée le tournage du film La Quatrième Dimension explique cela...
Amicalement,
Shin.
Il y a un bouquin sur le cinéaste qui est sortie l'année dernière chez Dark Horse et écrit par une journaliste italienne Gulia D'Agnolo vallan avec interviews, analyses, présentations des films du réal. J'éspère qu'il sera édité en français.
Il y aurait aussi un dossier dans le numéro février 2009 des cahiers du Cinéma.
Finalement, je me demandais, tu as réussi à savoir si le bouquin sortait en France ? Et tu as pu lire le dossier des Cahiers ?
Amicalement,
Shin.
Hélas, non. Un autre livre est sorti fin 2011 ecrit sur John Landis sur les monstres au ciné "Monster in the movies" mais toujours en anglais.
Je pense me prendre aussi le bouquin de l'écrivain italien. ^^
Qu'as-tu pensé de son dernier film "Cadavres à la pelle " ?