Je vous souhaite à tous la bienvenue sur mon humble chez moi. J'espère que le voyage vous plaira et vous donnera envie de revenir et, pourquoi pas, de participer. Qu'il s'agisse de cinéma, de
musique, d'actualité, d'humour ou de plein d'autres petites choses de la vie, je serai toujours ravi de lire vos avis ; qu'ils soient positifs... ou négatifs ! Le leitmotiv de ce blog se résume
en une phrase simple :
À quelques jours d'intervalles seulement, deux noms qui auront laissé une empreinte indélébile
sur les années 1960 nous ont quitté. Le second, Joseph Wiseman, avait marqué
toute une génération de cinéphiles en campant le premier "méchant" de la saga James Bond...
Né le 15 mai 1918 à Montréal au Canada, Joseph Wiseman émigre rapidement aux États-Unis pour entamer une carrière d'acteur.
Après s'être fait remarquer à Broadway où il embrase les planches (dans des pièces aussi variées queJourney to Jerusalem,Candle in the Wind,The Barber had two sons,Joan of Lorraine,Antony and Cleopatra,That Lady ou encore Golden Boy), l'acteurcanadien tente sa chance à Hollywood. On le retrouve
ainsi dès 1950 à l'affiche du documentaire With these hands que Jack Arnold (jeune débutant qui n'a pas encore réalisé les fameux L'Étrange créature du lac noir, L'Homme qui
rétrécit et Le Salaire du diable) consacre à l'évolution des conditions de travail des ouvrières du textile, avant d'apparaître l'année suivante aux côtés de Kirk Douglas et
Eleanor Parker dans le polar Histoire de détective de William Wyler (qui fera exploser le box office moins d'une décennie plus tard avec son titanesque Ben-Hur). En 1953, il donne
tourne sous la direction du prestigieux Elia Kazan pour le biopic Viva Zapata ! ; dont le scénario est signé John Steinbeck et qui réunit pas moins que Marlon Brando, Jean Peters ou encore
Anthony Quinn. Le Calice d'argent de Victor Saville en 1954 lui donne l'occasion de cotoyer d'autres légendes du septième art comme Paul Newman, Jack Palance ou bien Natalie Wood. Puis il
décroche à l'orée des années 1960 un rôle dans le western Le Vent de la plaine de John Huston ; dans lequel figurent également Burt Lancaster, Audrey Hepburn et Lillian Gish.
Cependant, c'est en 1962 que Joseph Wiseman accède véritablement à la notoriété en campant le premier adversaire historique de James Bond sur grand écran. Il s'agit évidemment de James Bond
contre Dr. No de Terence Young où, dans la peau du sinistre docteur Julius (reconnaissable entre mille grâce à ses redoutables mains de fer), il fait face àSean Connery (premier acteur à endosser le rôle de l'agent 007) et Ursula Andress (première James Bond Girl dont la sortie de
bain aura provoquer l'émoi de plus d'un adolescent).Malgré ce rôle marquant (trop peut-être), le comédien
ne parviendra plus vraiment à s'imposer au cinéma et restera le plus souvent cantonné à des petits rôles. Il tourne ainsi en 1971 sous la direction de Michael Winner (L'Homme de la loi,
avec Burt Lancaster et Robert Duvall), retrouveTerence Young en 1972 pour Le Dossier Valachi(avec Charles Bronson et Lino Ventura), est dirigé par le réalisateur Ted
"Rambo (First Blood)" Kotcheff en 1974 (L'Apprentissage de Duddy Kravitz, avec Richard
Dreyfuss et Randy Quaid), campe le Colonel Haki dans Le Voyage de la peur de Daniel Mann en 1975 (dans lequel jouent aussi Ian McShane, Shelley Winters, Donald Pleasence ou enocre
Vincent Price), côtoie de nouveau Robert Duvall ainsi que Laurence Olivier et Tommy Lee Jones à l'occasion de The Besty(réalisé par Daniel Petrie en 1978), ou donne enfin la
réplique à Robin Williams dans le méconnue Seize the Day de Fielder Cook (1986). Parallèlement, il s'illustre à la télévision dans plusieurs téléfilms et séries à succès comme
Les Incorruptibles de Quinn Martin, ainsi que Les Incorruptibles de Chicago(que produisit Michael Mann) près d'un quart de siècle plus tard.
Récemment, il avait également l'occasion de revenir à ses premières amours en s'illustrant de nouveau à Broadway dans la pièce Le Jugement de Nuremberg. Il décède le lundi 19 octobre à
New-York alors qu'il avait 91 ans ; emportant avec lui une partie de la légende du plus célèbre des agents de Sa Majestée...
Brêves de comptoir