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Blog : Shin. Who else ? 

 

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Brêves de comptoir

Vendredi 9 mai 2008
Réalisé par Stefan Avalos & Lance Weiler, sorti aux États-Unis le 23 octobre 1998

Avec David Beard, Jim Seward, Lance Weiler, Stefan Avalos, Rein Clabbers, Michele Pulaski ...

"Le 15 décembre 1995, deux présentateurs (Stefan Avalos, Lance Weiler) de l’émission de TV “Fiction ou réalité” se rendent en pleine forêt avec l’intention de réaliser le premier reportage en direct sur les traces du légendaire “Diable du New Jersey”. Pour les accompagner, ils engagent un preneur de son (Rein Clabbers) et un médium (Jim Seward). Afin de satisfaire un public de moins en moins nombreux, le groupe à l'idée de retransmettre l'émission en direct sur Internet. Partis dans les bois, les jeunes gens installent un campement à la tombée de la nuit, alors que le médium leur indique les endroits précis où il sentirait le fameux monstre. Les corps atrocement mutilés de deux des hommes seront retrouvés dans les bois, tandis que seul le bonnet et du sang du dernier seront découverts. Seul le médium reviendra vivant. Il va alors être rapidement soupçonné et incarcéré."

 



Mon avis :  http://i184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/icon_smile.gif http://i184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/icon_smile.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif




Alors que les films de type "cinéma-vérité" font leur grand retour cette année sur grand écran (qu'il s'agisse de Cloverfield, Redacted, Diary of the Dead, [REC] ou encore son prochain remake américain Quarantine), il est grand temps de s'intéresser à l'un des précurseurs du genre : The Last Broadcast.

Le film part d'un postulat simple. Le journaliste David Leigh va mener son investigation afin d'élucider cette étrange histoire de meurtres sordides et démontrer que l'accusé, Jim Suerd, qui vient d'être retrouvé mort dans sa cellule, était innocent. Théorie que l'apparition d'une mystérieuse bande vidéo va rapidement accréditer. Véritable témoignage filmé des évènements qui ont conduits à cette tragédie, cette cassette pourrait bien disculper Jim Suerd. En effet, à l'aide d'une experte nommée Shelly Monarch qui va mettre en place un éditeur d'images pour reconstruire une séquence floue de la bande où apparaît une étrange forme (qui pourrait bien représenter le véritable responsable de tout cela), la vérité que va découvrir David Leigh risque d'être pour le moins inattendue...

Bien sûr, le concept avait déjà été utilisé auparant (notamment avec l'abominable Cannibal Holocaust ou, plus récemment, avec le caustique C'est arrivé près de chez vous), mais c'est clairement l'engouement phénoménal autour du Projet Blair Witch qui a relancé le genre. D'ailleurs, les deux films ont quelques similitudes indéniables ; même si la direction empruntée par les réalisateurs tend à les différencier dans leur conclusion et, finalement, leur ambition.

Réalisé pour une poignée de dollars encore plus dérisoire que le film culte de Daniel Myrick et Eduardo Sánchez (a priori moins de 1000 $ contre près de 35 000 $), The Last Broadcast est sorti aux États-Unis de façon très confidentielle le 23 octobre 1998 (soit plusieurs mois avant Projet Blair Witch, sorti pour sa part Outre-Atlantique le 28 juillet 1999). Le film de Stefan Avalos & Lance Weiler (qui interprètent d'ailleurs les deux présentateurs de "Fiction ou Réalité" dans le film) a ensuite grandement bénéficié du succès de son "petit frère" trop vite accusé de plagiat. En effet, comme je soulignais plus haut, si le traitement et les histoires sont proches, l'approche des réalisateurs est quelque peu différente. En outre, Le Projet Blair Witch étant déjà bien avancé lors de la sortie (très discrète) de The Last Broadcast, la coincidence me semble aussi évidente que celle qui explique la résurgence massive de ce genre actuellement.

Comme souvent, même si certains sont allergiques au parti pris, les deux réalisateurs utilisent le format documentaire de façon très efficace. Et la tension n'aura de cesse d'augmenter durant tout le film. Contrairement à la thèse officielle, les meurtres semblent avoir été commis dans des circonstances plus qu'étranges qui tendraient à écarter une simple présence "humaine". Dès lors, l'utilisation de la caméra à l'épaule va une nouvelle fois réussir à impliquer le spectateur dans cette sombre histoire où le surnaturel semble planer. Et ce, il faut bien le reconnaître, en dépit d'un jeu d'acteurs assez faible et d'un rythme un brin faiblard par moment. Les images des cadavres sont en revanche vraiment très bluffantes pour un film de cet envergure et la scène qui illustre la jaquette du DVD plutôt saisissante. Sans atteindre les sommets de terreur du Projet Blair Witch ou de [REC], le film ne s'en sort pas si mal. Enfin, presque...

En effet, les dernières minutes du film, par une tentative hasardeuse et peu convaincante d'explication, vont faire retomber à plat une idée de départ pourtant intéressante. Pire, si le reste du film est construit comme un documentaire, la fin est tout autre et prend l'aspect d'un film conventionnel. Du coup, ça décrédibilise complètement l'esprit du film. On ne se sent plus impliqué et, en une fraction de seconde, l'illusion de visionner un "vrai" documentaire s'envole. Dommage, et plus maladroit que stupide selon moi.

Au final, malgré ce final raté, et le fait que j'aurai bien aimé que la mythologie autour du Diable du New-Jersey soit plus explicitée, The Last Broadcast est un film intéressant à voir. En dépit de ses maladresses, le film de Stefan Avalos & Lance Weiler comporte donc son lot de séquences effrayantes, mais est surtout une preuve évidente que, l'ingéniosité et le talent aidant, on peut faire de belles choses (à défaut d'être grandioses) avec un budget ridicule (quelques centaines d'euros). Et même si Le Projet Blair Witch offrira plus tard une expérience plus percutante, ça demeure vraiment méritoire.
par Shin publié dans : Cinéma communauté : Vos critiques de cinéma
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Mercredi 7 mai 2008
Réalisé par Vincenzo Natali, sorti le 26 mars 2003

Avec Jeremy Northam, Lucy Liu, Nigel Bennett, Timothy Webber, …

"Morgan Sullivan (Jeremy Northam) n'aime pas la vie qu'il mène. Il rêve de grands voiliers, d'aventures et il se retrouve comptable dans une banlieue avec une femme qui ne le regarde même plus. Décidé à changer de vie, il intègre Digicorp, une étrange société spécialisée dans le renseignement industriel. Sa nouvelle fonction est autrement plus excitante : il doit espionner, s'infiltrer chez la concurrence, saisir des informations stratégiques et les rapporter à son patron, Finster (Nigel Bennett). Sa rencontre avec la très belle et très mystérieuse Rita (Lucy Liu ) va pourtant semer le trouble dans sa nouvelle existence. La jeune femme lui révèle qu'il serait la victime d'une machination qui a pour but de lui laver le cerveau. Morgan se trouve bientôt pris au coeur d'un engrenage : fiction ou réalité ?"

 



Mon avis :  http://i184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/icon_smile.gif http://i184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/icon_smile.gif http://i184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/icon_smile.gif L'image “http://i184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/icon_bof.gif?t=1201078413” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif




Après le labyrinthique et sadiquement tortueux Cube (Grand Prix du festival de Gérardmer en 1999), Vincenzo Natali revient avec son nouveau film Cypher. Nul doute que les fans de Cube devraient apprécier car l’univers, bien que différent du point de vue des lieux et de l’histoire, est dans le même esprit. D’ailleurs, la conception des décors est l’œuvre conjointe de Natali lui-même et de Jasna Stefanovic qui a déjà travaillé avec lui sur les décors de Cube ; ceux-ci ont ainsi volontairement choisi d'adopter un style sans véritable repère chronologique. De cette manière, on retrouvre un esthétisme qui n'est pas sans évoquer leur précédente collaboration.

Ici, il s’agit donc d’une sorte de Bienvenue à Gattaca revue et corrigé à la sauce Natali avec pas mal d’inspiration des grands classiques de la science-fiction. Le scénario alambiqué de Cypher a d’abord émergé dans l'esprit de Brian King après que celui-ci ait remarqué un détail de son quotidien : "En voyageant à travers les États-Unis, je me suis rendu compte que dans chaque ville on trouve les mêmes centres de congrès, les mêmes pôles commerciaux, avec les mêmes magasins des mêmes enseignes. En prenant conscience de cela, je me suis dit que tous les gens qui vivent dans ce genre d'endroit, les commerciaux qui vont de salon en salon, doivent parfois se demander où ils sont. Ces lieux se ressemblent tellement qu'il est facile d'y perdre ses repères. J'ai imaginé l'histoire d'un homme dans cet univers déshumanisé, où l'individu n'est finalement là que pour servir une machine commerciale désincarnée".


Après un premier film qui cartonne (ce qui a été le cas avec Cube), le réalisateur est logiquement très attendu au tournant et souvent même déçoit. Ici, je dois bien avouer que je n’ai pas été déçu du tout et que je ne saurai dire lequel des deux est meilleur (ou pire diront certains…^__^). En effet, si l’on retrouve la patte particulière de Natali et quelques grands thèmes principaux de Cube comme la manipulation psychologique des personnages par une "force" supérieure par exemple, l’histoire en est tout autre. Sans trop dévoiler de sa trame, je dois avouer qu'elle est tout autant captivante.

Pour son film, le réalisateur n’a pas pris de véritables vedettes (à part Lucy Liu) et c’est une bonne chose. Cela donne ainsi au film une certaine part de réalisme que trop de vedettes auraient probablement annihilé. Il n’empêche que les acteurs sont globalement tous très convaincants (surtout Jeremy Northam, une très bonne chose puisque c’est sur lui que repose quasiment tout le film). Chaque personnage du film semble avoir un côté "double" si j’ose dire. Ce qui fait qu’au bout d’un moment on ne sait plus très bien de quel côté se situe le bien ou le mal… Il y a-t-il un juste milieu d’ailleurs ? C’est une des nombreuses questions que met en évidence le film.

En ce qui concerne l’histoire, j’ai lu toute sorte de critiques ridicules qui disent que le film est loin de rivaliser avec un Matrix ou un A.I. : Intelligence Artificielle (y compris pour l’aspect visuel) . D’une part, c’est ridicule parce que le budget mis en œuvre est très différent. Et d’autre part, c’est ridicule car l’ambition réflective n’est absolument pas la même je pense… Même si ces films aboutissent tous à se poser des questions sur la destinée de l’homme, mais c’est le lot de tout film "futuriste" après tout… Personnellement, j’ai bien accroché à l’histoire ponctué de multiples rebondissements et de clins d’œil aux grands films de science-fiction (aussi bien du côté Kubrick, R.Scott que Spielberg).

Au final, un film qui ne plaira pas à tout le monde (comme Cube en fait) mais que pour ma part j’ai beaucoup apprécié… Disons que c’est un genre de cinéma assez "particulier" ; généralement, on adore ou on déteste… Moi j’adore.  Sans être le chef-d’œuvre du genre, c’est donc pour moi un film qui vaut le coup d’œil et qui de toute évidence permet de confirmer tout le bien que je pensais de Vincenzo Natali : un grand cinéaste est né.
par Shin publié dans : Cinéma communauté : Cinéma
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