Le Taulier

Shin. Who else ?
 Shin. Who else ?

 

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Lectures

Mardi 18 août 2009
Seizon Life  Seizon Life  Seizon Life

Seizon Life de Nobuyuki Fukumoto au scénario et Kaiji Kawaguchi au dessin (Marvel Panini Comics - 3 tomes, série terminée)


"Atteint d'un cancer, Takeda n'a plus que six mois à vivre. Désespéré, il décide de s'épargner une lente agonie. Mais au moment où il s'apprête à se pendre, le téléphone sonne : la police a retrouvé le corps de sa fille, Sawako, disparue il y a plus de quatorze ans. Au japon, la prescription pour un meurtre est fixée à quinze ans. Takeda n'a plus que six mois... Six mois à vivre, six mois pour retrouver le tueur et le faire condamner... Après quatorze ans de silence et d'obscurité, le lien familial renaît…"

S'agissant d'un manga (d'images illusoires donc si on se réfère à l'étymologie japonaise du terme),  le dessin est a fortiori la prochaine chose qui attire l'attention. En l'espèce, s'il est loin d'être désagréable, j'aimerai vraiment savoir pourquoi Kawaguchi a collé un nez aussi gros et aussi affreux à son héros ? Ce n'est qu'un petit détail en effet, mais cela m'a pas mal obnubilé durant ma lecture et m'a assez gêné je dois bien le reconnaître. Pour le reste, l'ensemble est plutôt plaisant et le style est "réaliste" correspond parfaitement avec le ton sérieux du manga. En outre, j'ai beaucoup aimé  la petite trouvaille permettant d'exploiter de façon particulièrement judicieuse les quelques pages couleurs de l'ouvrage.

Concernant l'histoire, si le concept n'est pas franchement novateur, l'idée demeure très intéressante et est développée non sans intelligence. On suit donc le destin tragique de ce père qui, après avoir passé sa vie à négliger sa femme et sa fille au profit de son travail, prend soudainement conscience du fait qu'il est bien moins important de réussir dans la vie que de réussir sa vie. À deux doigts d'atteindre le zénith de sa vie professionnelle, il va ainsi totalement reconsidérer  son existence à travers une épreuve de vie particulièrement éprouvante. Lui qui a laissé sa femme atteinte d'un cancer mourir, esseulée, et qui a également toujours négligé sa fille, dont la disparition remonte déjà à plus de quatorze ans, va en effet goûter à la cruelle ironie du destin. À son tour touché par la maladie, il n'aura ainsi jamais le loisir de profiter de sa future promotion professionnelle, condamné à six mois d'errance de vie tout au plus avant l'éternelle nuit.

Prenant enfin conscience qu'il est passé à côté des choses importantes, des choses essentielles de sa vie, et sachant en outre qu'il est irrémédiablement condamné à court terme, il décide de mettre fin à son existence vidée de toute substance. C'est alors qu'un appel lui apprend que le squelette de sa fille a enfin été retrouvée. Celle-ci est donc morte, Vraisemblablement assassinée. Et le meurtrier court toujours, profitant d'un air dont lui-même ne jouira plus d'ici une poignée de semaines. Takeda (puisque c'est son nom),
voit alors un signe du destin dans le fait que la funeste échéance qui condamne corresponde précisément au délai de prescription du meurtrier de sa fille (qui est de 15 ans au Japon). Une course contre la montre va alors commencer pour notre (anti-)héros qui va essayer de mener sa propre enquête. Mais, après tout ce temps, peut-il encore sauver l'honneur de sa fille et donner enfin un sens à son existence ?

En découvrant le premier tome, j'ai vraiment été captivée par cette histoire. Un plaisir qui s'est agréablement prolongé dans le second. C'est donc avec une certaine fébrilité que j'attendais le troisième et ultime volume de Seizon Life. Malheureusement, si j'ose dire, la conclusion de l'histoire m'a plutôt déçu. Non pas que la fin soit à proprement parlé frustrante (les trois tomes suffisent largement au duo d'auteurs pour résoudre leur intrigue et répondre aux questions soulevées). Il est même appréciable que l'œuvre dispose d'une vraie fin (ce qui assez rare dans le monde du manga où les "non fins" ne manquent pas ; les amateurs de Naoki Urasawa savent de quoi je veux parler). Néanmoins, j'ai trouvé que ça sentait un peu le bâclage malgré tout. Attention, les questions que je soulève dans le paragraphe qui suit peuvent gâcher le plaisir de ceux qui n'auraient pas encore lu le manga :

Pourquoi le flic est-il si philanthrope avec notre héros ? L'attitude de sa fille dans ses derniers instants est-elle vraiment crédible ? Pourquoi le meurtrier (un poil caricatural par ailleurs) perd-t-il aussi facilement son sang-froid une fois le délai de prescription passé et devient-il d'un coup complètement hystérique ? Enfin, pourquoi l'auteur n'a-t-il pas plus exploité la maladie du héros (qui ne sert finalement que de prétexte à cette course contre la montre) ? En effet, celui-ci semble, malgré sa phase terminale, en bien grande forme... Même si la conclusion du manga apporte un semblant de réponse, c'est bien dommage de ne pas avoir davantage développé cet élément qui aurait pu apporter une tension dramatique au manga bien plus intense !


Au final, je ne regrette absolument pas d'avoir lu ce manga. D'une part, il est court et ne laisse donc pas franchement le temps au sentiment de lassitude de s'installer. D'autre part, et surtout, sa lecture est loin d'être déplaisante. Seulement, il est loin d'être le must du genre que pouvaient présager les premiers tomes en s'achevant de manière aussi maladroite. Pourtant, si je vais vraisemblablement me contenter d'une seule lecture (aussi plaisante ait-elle pu être), je pense que Seizon Life est tout à fait recommandé aux amateurs de récits policiers qui ont de grandes chances d'y trouver leur compte. Pour ma part, j'attendrai de découvrir les autres manga de Kaiji Kawaguchi pour me faire une idée plus définitive sur le bonhomme. D'autant  que l'une de ses œuvres phares, Zipang (dont la trame n'est pas sans évoquer celle du fantastique Nimitz, retour vers l'enfer de Don Taylor) me semble des plus prometteuses...


Pour redécouvrir le dernier manga chroniqué : cliquez-ici
Par Shin
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Mercredi 27 mai 2009
En classe de géographie, un groupe de jeunes gens étudiaient les 7 merveilles du monde ; à savoir : les Grandes Pyramides Kheops-Khephren-Mykérinos de Gizeh en Égypte, les Jardins Suspendus de Babylone en Irak, la Statue de Zeus à Olympie en Grèce, le Colosse de Rhodes en Grèce, le Temple d'Artémis d'Ephèse en Turquie, le Mausolée d'Halicarnasse en Turquie et le Phare d'Alexandrie en Égypte.

À la fin d'un cours, le professeur demande aux étudiants de faire une liste de ce qu'ils croient être aujourd'hui les 7 merveilles du monde.

Sauf quelques désaccords, les étudiants ont pour la plupart écrit sur leur feuille de réponse :
1-
La Grande Muraille de Chine
2- Le Taj Mahal en Inde
3- Les Statues de l'Île de Pâques au Chili
4- Le Macchu Picchu au Pérou
5- La Tour Eiffel à Paris
6- Le Colisée de Rome
7- L'Alhambra de Grenade en Espagne


Tout en recueillant les réponses, le professeur aperçoit une jeune fille bien tranquille qui n'a pas encore commencé sa réponse. Alors il lui demande gentiment si elle éprouve quelque difficulté avec cette liste à rédiger. La jeune fille s'exclame alors : « Oui, en effet. Je ne peux vraiment pas me décider, il y en a tellement ! ». Ce à quoi le professeur répond :
« Dis-moi ce que tu as trouvé, et je pourrais peut-être t'aider ? ».

 La jeune fille hésita un instant, puis elle commença à écrire :
1- Voir
2- Entendre
3- Toucher
4- Sentir

Elle hésita encore un peu, puis continua avec :
5- Courir
6- Rire
7- Aimer

 

http://img20.imageshack.us/img20/4496/manupich.jpg
« La beauté est le nom de quelque chose qui n'existe pas
et que je donne aux choses en échange du plaisir qu'elles me donnent. » (Fernando Pessoa)

(Fable métaphorique / Auteur inconnu)


Pour consulter la fable précédente : cliquez-ici
Par Shin
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