Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
LA SHINÉMATHÈQUE

LA SHINÉMATHÈQUE

« La connaissance s'accroît en la partageant. »

18 ans après

undefinedRéalisé par Coline Serreau, sorti le 5 février 2003

Avec Madeleine Besson, Roland Giraud, Michel Boujenah, André Dussollier, Philippine Leroy-Beaulieu, Line Renaud ...

"Marie (Madeleine Besson) a bien grandit et ses trois pères (André Dussollier, Roland Giraud et Michel Boujenah) sont toujours autant angoissés. Mais c'est à l'idée de changer les couches mais à celle de voir leur fille chérie passer le bac. Fort heureusement pour tout le monde, Marie le réussit. Elle s'en va alors aussitôt passer l'été dans le midi avec Sylvia (Philippine Leroy-Beaulieu), sa mère revenue d'Amérique. Sylvia est accompagnée de son (hyper) dynamique et directif époux californien qui a deux fils (un parfait surfeur avec cheveux dans le vent et pour qui tout "farte", et un boutonneux timide à lunettes et maladroit). Les premiers amours se nouent (devinez avec lequel des deux...^_^) et se dénouent sous les yeux effrayés des trois pères qui voient l'enfance de Marie s'enfuir au galop et leurs relations avec les femmes se compliquer gravement..."




Mon avis http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif http://s184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/th_icon_none.gif




Ahhhh, quelle joie ce fut (et c'est encore) de voir le touchant et divertissant Trois hommes et un couffin ! Coline Serreau avait su à l'époque insuffler à son film un "je-ne-sais-quoi" qui le rendait irrésistiblement attachant et drôle. Un vrai moment de plaisir... 18 ans après justement, la déception n'en est que plus grande. Autant le premier avait viser juste et avait su nous faire rire et nous émouvoir, autant cette suite fade loupe sa cible presque à tous les coups et plonge le spectateur dans un profond ennui... Le film aurait pu être un très bon divertissement populaire mais Coline Serreau en a décidé autrement en nous servant un film qui se veut un film "de société", mais qui est avant tout un réquisitoire contre la mondialisation et la classe bourgeoise.

On savait depuis son film La Belle verte à quel point Coline Serreau était attachée à l'écologie et était farouchement opposé à la mondialisation à outrance. L'idée en elle-même est louable et certains réalisateurs ont su en tirer partie pour nous faire de beaux films, véritables hymnes à la nature (à l'instar de ce cher Hayao Miyazaki...). Mais ici, Coline Serreau rate tout à vouloir mélanger les genres. Elle qui avait tant su nous faire rire et nous toucher avec le populaire Trois hommes et un couffin ou nous dépeindre avec brio le malaise de notre société dans l'excellent La crise et le très salué Chaos, s'enfonce malheureusement ici dans des stéréotypes idiots, qui sous-tend que les américains soient tous de vils méchants pas gentils (à bas McDoooo et le cocaaaa !), et une morale gnan-gnan (la beauté véritable est, comme le fondant du moelleux au chololat, à l'intérieur...).

18 ans aprèsCertains rient (les acteurs), d'autres pleurent (les spectateurs)...

Résultat, le film, alors qu'il aurait dû nous divertir nous ennuie... profondément. Et l'humour cède ici sa place à une politique de cuisine scabreuse. De plus, la réalisation saccadée et l'effet permanent de flou du cadrage (à moins que ce ne soit mon cinéma qui déraillait à l'époque, mais j'en doute...) viennent une fois de plus plomber l'ambiance et nous plongent encore un peu plus dans une léthargie dont seul le générique final sera nous sortir. Pire encore, les seules scènes qui aurait pu sauver le film du naufrage (à savoir celles qui concernent les "papas", véritables héros du premier opus) sont reléguées au second plan. C'est vraiment regrettable de ne pas avoir une nouvelle fois su tirer partie du potentiel comique évident de Michel Boujenah, de Roland Giraud et de l'excellent André Dussolier. De plus, l'esthétique du film fait très amateur (ce qui n'est pourtant pas le cas de Coline Serreau qui nous a habitué à mieux) et la bande-son horripilante à souhait...

Un ratage total que je regrette vraiment tant j'attendais ce film avec impatience (avec "trop" d'impatience peut-être). Un film que l’on aurait aimé adorer, mais…  C'est vraiment dommage. Je n'ai plus qu'à me consoler en revisionnant l'authentique Trois hommes et un couffin ; incarnation filmée d'une époque où Coline Serreau cherchait à divertir tout en faisant passer un message, et non l'inverse.


Pour voir d'autres chroniques de films : cliquez-ici

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Artémis 20/01/2008 18:38

Je pense que votre blog s'inscrit plus dans la ligne de PanoramArt que je gère aussi.
Cordialement.

http://www.over-blog.com/com-1007711733/PanoramArt.html