Je vous souhaite à tous la bienvenue sur mon humble chez moi. J'espère que le voyage vous plaira et vous donnera envie de revenir et, pourquoi pas, de participer. Qu'il s'agisse de cinéma, de
musique, d'actualité, d'humour ou de plein d'autres petites choses de la vie, je serai toujours ravi de lire vos avis ; qu'ils soient positifs... ou négatifs ! Le leitmotiv de ce blog se résume
en une phrase simple :
Réalisé par Jon Amiel, sorti le 16 avril
2003 Titre original : The Core
Avec Aaron Eckhart, Hilary Swank, Tchéky Karyo, DJ Qualls, Delroy Lindo, Bruce Greenwood, Stanley Tucci,
Richard Jenkins ...
"Pour des raisons inconnues, le noyau interne de
la Terre a cessé de tourner sur lui-même. Le champ magnétique de la planète s'effondre, provoquant sous les latitudes les plus diverses une dramatique et spectaculaire série d'accidents.
Face à cette catastrophe sans précédent, le gouvernement américain convoque le géophysicien Josh Keyes (Aaron Eckhart), une poignée de savants de réputation internationale et un tandem de
spationautes, la Major Rebecca Childs (Hilary Swank) et le Commandant Iverson (Bruce Greenwood). Leur objectif : lancer dans les profondeurs du manteau terrestre une capsule habitée et
provoquer des explosions nucléaires en chaîne pour réactiver le noyau et ainsi sauver le monde d'une destruction imminente..."
Mon avis:
Après avoir respectivement mis en scène Sigourney Weaver et Holly Hunter, puis
Sean Connery et Catherine Zeta-Jones, dans les honorables Copycat et Haute Voltige, sans oublier Bill Murray dans le décontracté L'Homme qui en savait trop... peu(évident clin d'œil à Alfred Hitchcock), Jon Amiel s’attaque ensuite à un genre dont raffole particulièrement l'industrie hollywoodienne : le film catastrophe. Initié dès 1936
parW.S. Van Dyke avec sonSan Francisco, dans lequel Clark Cable tenait le haut de l'affiche, le genre connaîtra
la gloire surtout dans les années 1970 avec des productions nettement plusconfortables etdémonstratives comme Airport de George Seaton (avec Burt Lancaster, Dean Martin et Jacqueline Bisset), L'Aventure du Poséidon de
Ronald Neame (avec Gene Hackman, Ernest Borgnine et Leslie Nielsen), La Tour infernale de John Guillermin et Irwin Allen (avec Paul Newman, Steve McQueen et Faye
Dunaway), Tremblement de terre de Mark Robson (avec Charlton Heston, Ava Gardner et George Kennedy) ou encore Le Syndrome chinois de James Bridges (avec Jane
Fonda, Jack Lemmon et Michael Douglas). Quelque peu tombé en désuétude dans les années 1980, le film catastrophe ne fera l'objet d'un regain d'intérêt majeur qu'à partir de la décennie
suivante suite aux succès colossaux de films comme Apollo 13 de Ron Howard, Independence Day de Roland Emmerich et bien entendu Titanic de James Cameron (on peut
également citer d'autres films représentatifs comme Twister de Jan de Bont, Le Pic de Dante de Roger Donaldson, Volcano de Mick Jackson, Deep Impact de Mimi Leder ou
encore Armageddon de Michael Bay).
Blockbusters en puissance, généralement calibrés pour la période estivale, ces différents longs-métrages fonctionnent généralement sur une recette à peu prêt similaire (un James Cameron ou
un Michael Bay arrivant effectivement à des résultats plutôt différents) : à savoir qu'une catastrophe plus ou moins naturelle(tremblement de terre,éruption volcanique, tremblement de terre, cyclone, raz-de-marée, astéroïde, invasion extraterrestre…) menace notre
belle, et si fragile, planète. Parfois appliquée à des cas isolés (Airport, L'Aventure du Poséidon, Titanic), cette menace concerne toutefois la plupart du temps
une très grande quantité d'individus (qu'il s'agisse d'une grande ville, d'un pays, d'un continent, voire même de la Terre dans sa globalité), sans aucune exception, ni
échappatoire (Twister, Independence Day, Armageddon). Généralement produits par de grands studios hollywoodiens, ces films adoptent donc assez souvent (et
assez légitimement) un point de vue américain et il n'est pas rare d'y voir émerger l'image d'une Amérique triomphante (avec une armée américaine toute puissante prête à sauver
d'autres pays souvent davantage prétexte à des dévastations exotiques :un coup la Tour Eiffel, un coup le Kremlin, un coup le Colisée...). Mais revenons à nos moutons. Concernant Fusion–The Core,sort-il des terrains battus ou bien réutilise-t-il des ficelles usées au point de rompre ?À dire vrai, il semblerait que ce soit plutôt la deuxième solution qui l’emporte… Quoique.
Ouste, hommes ! On a un problème !
Avant tout, les producteurs du film ont voulu mettre en avant le côté "plausible" et réaliste de la menace que soulève le film. Ainsi apprend-t-on que
l'arrêt du champ magnétique de la Terre (à la base du scénario de Fusion – The Core) correspond à une réelle crainte de la communauté scientifique. Paraît-il même que le rayon
magnétique se serait effectivement affaiblit et que les physiciens qui planchent sur le sujet ignorent encore s’il s’agit d’un phénomène passager ou du signe avant-coureur d’événements
infiniment plus dramatiques… En outre, de nombreux conseillers techniques (militaires, savants, astronautes) étaient présents sur les plateaux du film pour s'assurer de la véracité des
scènes. Comme il est de coutume, les acteurs principaux ont également rencontrés d'éminents "spécialistes" afin de mieux s’imprégner du rôle qu’il avait à jouer. Pour être honnête, si
certaines scènes paraissent tout de même très (trop ?) incroyables pour être vraies, l’ensemble tient quand même assez la route(le renfort d’explications pseudo-scientifiques étant là le cas échéant pour donner une
plus grande crédibilité au long-métrage). D'autant que
les scènes de destruction sont vraiment impressionnantes ! Qu’il s’agisse de l’attaque très hitchcockienne d’oiseaux à Londres, de la destruction du Colisée à Rome ou de l’attaque sur San
Francisco… Il n’y a pas à dire, les techniciens ont fait du bon boulot à ce niveau là ; même si certains trouveront peut-être que les effets visuels ont quelque peu "vieillis" entre
temps (le film a déjà six ans ; soit une éternité dans le domaine des SFX).
Mais la plus grande force du film réside assurément dans la qualité de son casting. Le duo vedette (Aaron Eckhart et Hilary Swank) est vraiment attachant
et les autres acteurs (qu'il s'agisse de Tchéky Karyo, Bruce Greenwood, Stanley Tucci ou encore Richard Jenkins) tous très convaincants. L'alchimie entre les différents comédiens
confèrent de ce fait une émotion et une tension pour le moins poignante et palpable lors des inévitables scènes de sacrifices (le film gagnant alors en suspense ce qu'il perd parfois en
action). Pas aussi poussé et réjouissant que l'écolo-alarmiste Jour d'après de Roland Emmerich sorti l'année suivante,Fusion–The Core n'en demeure donc pas moinssympathique. Bénéficiant d’une distribution pertinente et d’une réalisation tout à fait honorable, le long-métrage se présente ainsi comme un film catastrophe, certes
classique, mais néanmoins distrayant. Bien évidemment, le film de Jon Amiel n'apporte rien de vraiment nouveau au genre, mais le plaisir ressenti devant la projection est réel. Malgré le fait
qu'il semble indubitable queFusion–The Coreperdrait sensiblement en intérêt en étant vu ailleurs que dans une salle de cinéma ou dans un salon disposant d’un équipement
audio et visuel adéquate (entendez par-là écran géant et home cinéma qui va avec) ; mais c'est un peu l'apanage de ce type de productions après tout...
Pour voir d'autres chroniques de films :cliquez-ici
Brêves de comptoir