Je vous souhaite à tous la bienvenue sur mon humble chez moi. J'espère que le voyage vous plaira et vous donnera envie de revenir et, pourquoi pas, de participer. Qu'il s'agisse de cinéma, de
musique, d'actualité, d'humour ou de plein d'autres petites choses de la vie, je serai toujours ravi de lire vos avis ; qu'ils soient positifs... ou négatifs ! Le leitmotiv de ce blog se résume
en une phrase simple :
Réalisé par Danny & Oxide Pang, sorti le 27 août 2008
Avec Nicolas Cage, Shahkrit Yamnarm, Charlie
Yeung, Panward Hemmanee,Nirattisai Kaljaruek, Dom Hetrakul, Tuck Napaskorn, Steve Baldocchi ...
"Joe (Nicolas Cage), un tueur professionnel sans scrupules, atterrit à Bangkok
afin d'exécuter quatre contrats pour le compte d'un chef mafieux nommé Surat. Il engage Kong (Shahkrit Yamnarm), un pickpocket de rues comme intermédiaire, de façon à ne laisser aucune
trace derrière lui.Mais alors qu'il a toujours évolué en solitaire, Joe prend le gamin sous son aile et s'engage dans une relation sentimentale avec une vendeuse locale sourde et muette
(Charlie Yeung). Petit à petit, Joe est gagné par la beauté capiteuse de Bangkok, au point de remettre en question son mode de vie, son isolement et la prudence qui lui a jusque-là permis de
rester en vie..."
Mon avis :
Des fois, une idée incongrue vous traverse l'esprit. C'est ainsi que, accompagné dePacboy et Oreo(deux blogueurs
rencontrés pour l'occasion et qui ont eu le "plaisir" de partager ce grand moment avec moi...) je me suis retrouvé à aller voir ce fameux Bangkok Dangerous, remake américain d'un film
thaïlandais mis en scène par les mêmes réalisateurs, Danny et Oxyde Pang. Alors bon, on m'avait mis un peu en garde sur le fait que l'esprit de l'original avait été quelque peu malmené. On
m'avait également prévenu aussi sur le fait que l'histoire avait été grandement chamboulée. Sourd et muet dans la version thaïlandaise, notre joyeux tueur est devenu bien bavard en
s'américanisant puisqu'il assure également à la voix-off désormais. Mais on avait omis de me dire l'essentiel car, dans son genre, ce film est assez surprenant...
Comme il est de coutume avec Steven Seagal, notre héros n'a peur de rien, aime la méditation, peut dézinguer un commando armé d'une simple fourchette et n'apprécie pas trop qu'on l'emmerde.
Tout commence donc avec la philosophie de la vie d'un tueur à gages en cinq leçons expliquée par une voix-off (celle du tueur, subtilité magique du script, pour ceux qui n'auraient pas réussi
à suivre...). En gros, il s'agit d'un ensemble de règles à faire pâlir Le Transporteur. Petit un : Ne jamais mélanger ce qui est professionnel et ce qui doit rester personnel. Petit
deux : Ne jamais tomber amoureux. Petit trois : Se contenter d'exécuter les contrats sans poser de question. Petit quatre : Filer à l'anglaise si une mission tourne mal. Petit cinq : Penser
à défoncer la tronche de cet enfoiré de coiffeur qui a réussi à me faire gober que les extensions c'est top tendance... Bon OK, j'ai légèrement simplifié les propos de notre tueur (faut dire
qu'il parle beaucoup aussi), mais l'idée est là.
Sauf que le bonhomme a autant de volonté qu'un alcoolique à la foire au vins de Colmar et, en moins de temps qu'il ne faut à Jack Bauer pour faire parler un terroriste, notre cher tueur va
transgresser tous ses principes. Il va donc commencer par s'enticher d'un jeune handicapé de la vie auquel il apprendre l'art ancestral de la Tecktonik (paraît-ilqu'il
s'agirait en fait d'une sorte de Ju-Jitsu amélioré, paraît-il..) avant de lui enseigner la technique interdite du dégommage de pastèques immobiles, puis s'amouracher d'une pharmacienne
sourde et muette (avec repas aux chandelles et balades au clair de lune inside), avant de s'apercevoir soudainement que tuer les gens c'est pas gentil (ah bah oui tiens au fait
!?) et du coup se mettre en tête de défoncer la tronche de cet enfoiré de mafioso sans éducation (et de momentanément épargner son coiffeur...). Bien sûr, comme dans tout bon vieux
film d'action qui se respecte dont Steven Seagal est le héros, cela est fait avec une absence totale de subtilité et un mauvais goût certain. Quoique, l'ami Steven ne fait pas que
péter les tibias des méchants et prier en brûlant de l'encens. Des fois même qu'il a un petit cœur qui bat et des sentiments vachement grands qui vont avec. Et même que, pour montrer au
spectateur distrait la vigueur de son amour bien viril, il retourne nonchalamment une esquisse représentant un éléphant de manière à ce que l'imposant animal ait sa non moins imposante
trompe orientée vers le haut. J'en ai eu presque les larmes aux yeux tellement cela en était beau de poésie... Steven, il est vraiment plus fort que toi.
Le seul truc que j'ai pas compris en revanche, c'est pourquoi le grand Steven, malgré sa magnifique crinière de lion brun indomptable, s'est senti obligé de se coller une moumoute en poil
de nubuck ridicule sur la tête. Franchement, ça ne lui va pas du tout... Ah mince ! On me glisse dans l'oreille que, en fait, ce n'est pas Steven Seagal mais Nicolas Cage. Ouch ! Du coup, ça le
fait déjà beaucoup moins... Et ce qui aurait pu être un sympathique nanar devient simplement un remake tout pourri. Comment croire en effet que le chevelu Cage encaisse plus de coup que le grand
Chuck Norris sans broncher et, surtout, comment gober cette fin d'un ridicule absolu ? J'espère tout de même que les frères Pang n'ont pas eu la naïveté de croire qu'une amourette mielleuse de
deux jours suffirait à nous faire avaler "ça". Et puis quand même, pour un film de type blockbuster (et qui n'a donc pas le même budget qu'un film de l'ami Steven),
investir pas plus de 50 $ pour filmer une course poursuite en gondoles "à la façon de John Woo" en espérant qu'elle soit plus palpitante que Speed 2, faut avouer que c'est assez
osé. Autant que cette faculté à retirer tout ce qui faisait l'intérêt de l'original (comme cet enfermement social du tueur de par son handicap) et à se prendre au sérieux tout le temps
alors qu'il faudrait plutôt fièrement assumer le naufrage de l'entreprise. Un ratage quasi-anthologique en somme à montrer dans les écoles de cinéma ou comment saborder son propre film à moindre
frais (mais avec un gros budget !).
Esthétisé au possible, le film est également d'une laideur à faire pâlir Pitof et son Catwoman, d'un manque de rythme à faire passer un épisode de Derrick pour passionnant et doté
d'un Cage aussi expressif que Christophe Lambert jouant Vercingétorix(ça doit être la malédiction des rajouts capillaires j'imagine...). Enfin, pour être honnête, quelques
maigres détails demeurent sympathiques (sans pour autant sauver le film, ne déconnons pas !). Charlie Yeung est tout de même ravissante, bien que totalement sous-exploitée, et au moins
deux ou trois scènes sont amusantes (comme l'assassinat dans la piscine, l'exécution dans le bateau avec les traces des balles dans l'eau ou encore l'explosion du blondinet avec la
grenade). Pas plus mauvais qu'une série B lambda directement destinée au marché de la vidéo, ce Bangkok Dangerous n'est tout de même recommandé qu'aux amateurs de la nouvelle
orientation cinématographique involontairement comique de Nicolas Cage ; parce que bon quand même...
Autre chose d'involontairement comique : l'affiche française. Tel un Benjamin Gates des temps modernes, saurez-vous décrypter le mystère de ce bras amovible ? D'après vous, que peut bien être en
train de faire Nicolas Cage ?
A/ Il remonte la bretelle de son marcel qui s'est coincée dans ses poils.
B/ Il profite d'un peu de temps libre pour se faire une petite séance d'épilation vite fait.
C/ Il fait des "prout" avec son aisselle pour faire rire les enfants.
D/ La réponse D.
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