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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 00:00
Slumdog Millionaire
Réalisé par Danny Boyle & Loveleen Tandan, sorti le 14 Janvier 2009

Avec Dev Patel, Madhur Mittal, Freida Pinto, Mia Drake, Anil Kapoor, Irfan Khan, Imran Hasnee, Anand Tiwari ...

"Jamal Malik (Dev Patel), 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l'émission Qui veut gagner des millions ? Il n'est plus qu'à une question de la victoire lorsque la police l'arrête sur un soupçon de tricherie. Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d'où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu'il a perdue. Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d'une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante...
"




Mon avis
:
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Au fil des années, Danny Boyle s’est construit une filmographie pour le moins hétéroclite. Excellant dans quasiment tous les genres, le cinéaste britannique a déjà eu l’occasion de s’essayer à la comédie noire (Petits meurtres entre amis), à la satire sociale déjantée (Trainspotting), au road movie romantique (Une vie moins ordinaire), au blockbuster ensoleillé (La Plage), au post-apocalyptique crépusculaire (28 jours plus tard), au projet intimiste (Millions, tellement intimiste d’ailleurs qu’il reste quasiment introuvable dans l’hexagone) et même à la science-fiction ambitieuse (Sunshine). Malgré cette apparente diversité, le cinéma de Danny Boyle s’est pourtant souvent articulé autour des mêmes problématiques : l’argent (par extension, la soif du pouvoir) et l’amour (au sens propre comme au figuré d’ailleurs). Deux thèmes que l’ont retrouvent donc assez logiquement dans ce nouveau long-métrage narrant Les Fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire comme l’indique justement le titre du roman indien de Vikas Sawrup dont s’inspire librement le film. Comme souvent lorsqu’une adaptation cinématographique d’une œuvre littéraire voit le jour, j’ai pu lire ici ou là que bon nombre des amateurs du bouquin avait été décontenancé par Slumdog Millionaire. Et pour cause, comme l’explique très bien le scénariste Simon Beaufoy (déjà à l’œuvre sur Full Monty) : « Le livre se présente sous la forme de douze nouvelles qui ne suivent pas le personnage de sa naissance à l'âge adulte. C'est plutôt décousu et certaines apparaissent comme de petits contes, discrets, sans aucun lien avec les personnages principaux. Il n'y a pas de fil conducteur continu dans la narration. ». Dans ces conditions « préserver l’esprit de l'œuvre originale tout en transformant les personnages littéraires en personnages cinématographiques » n'est pas une mince affaire. Pour ma part, n’ayant toujours pas lu le roman en question, je me garderai bien de jouer au jeu des différences ou à chercher dans quelle mesure le film en trahit par définition (comme toute adaptation) l’essence.

En l’espèce, Slumdog Millionaire s’inscrit d’emblée dans la pure tradition des récits picaresques. On y suit donc le parcours d’un orphelin miséreux vivant en marge la société et qui va connaître, suite à une série d’aventures incroyables entre les ruelles sinueuses des bidonvilles et les grandes avenues des mégalopoles, une destinée extraordinaire.  Notre héros se nomme Jamal Malik, un garçon des rues comme les autres. Pas un génie, ni même un être particulièrement cultivé, juste un garçon des rues comme les autres. Pourtant, ce vulgaire "chien des taudis" (traduction littérale du terme "slumdog" ; ce qui causa un certain nombre de protestations dans le pays de Gandhi) est en passe de remporter le jackpot à la version indienne de la fameuse émission Qui veut gagner des millions ?. Ce qui ne manque pas d'éveiller les soupçons du Jean-Pierre Foucault local et d'assurer à ce jeune serveur de thés un aller (simple ?) vers le commissariat miteux du coin où, entre torgnoles et chocs électriques, il devra répondre à d'autres questions autrement plus musclées et s'efforcer d'expliquer comment un banal paria des bidonvilles est parvenu à réussir là où chutent habituellement les plus éminents médecins ou avocats du pays. Tricherie ? Génie ? Chance ? Destinée ? En fait, si Jamal Malik connaît les réponses, c'est parce qu'il les a en quelque sorte vécues. Si on s'aperçoit rapidement que l'histoire n'est pas exempt de facilités scénaristiques peu crédibles (Jamal Malik a quand même le cul sacrément bordé de nouilles !), on se laisse finalement embarquer avec un plaisir complice dans ce film clairement plus proche du conte romantique que de la chronique réaliste. À la fois film d'aventure, parcours iniatique, thriller psychologique et romance épisodique, Slumdog Millionaire se présente effectivement avant toute chose comme une fable contemporaine et universelle. Chaque réponse au jeu va ainsi faire écho à un moment caractéristique de la vie de notre héros et y apporter un éclairage particulier.

Slumdog Millionaire"Au pays de Gandhi, comme dans tous les pays, comme dans tous les pays,
On s'amuse on pleure on rit, il y a des méchants et des gentils..." (air connu)

La force du scénario de Simon Beaufoy réside ici dans sa très grande capacité à esquiver toute espèce de routine en apportant au récit un flot perpétuel de rebondissements (le héros ne connaît d'ailleurs pas toutes les réponses, et devra souvent compter sur la chance et son intuition), qui entretiennent l'attention du spectateur sans jamais le noyer dans les méandres des détails insignifiants. Pour parvenir à maintenir notre intérêt avec une telle clarté narrative, le montage astucieux de Chris Dickens s'est également avéré primordial (logiquement, les deux hommes ont obtenu l'Oscar du meilleur scénario adapté et celui du meilleur montage). Le découpage de Slumdog Millionaire est en effet d'une extrême fluidité et on s'accomode tout à fait de ces différents allers / retours entre un commissariat de quartier, les rues grouillantes de Mumbai et le plateau d'un jeu télévisé à succès. La suite du film nous présentera donc comment l'incroyable existence de ce garçon des rues va l'amener à acquérir cette connaissance empirique via un système de flashbacks ingénieux. Comment, enfants, Jamal et son frère Salim ont vu leur mère se faire assassiner durant un obscur pogrom anti-musulmans (j'ai trouvé que le film restait un peu trop nébuleux sur ce point-là), comment les deux jeunes orphelins ont dû fuir leur propre mort en se dissimulant dans les immenses décharges publiques de la ville, comment ils se sont cru sauvés en étant recueillis par un faux bon samaritain sans scrupule ou encore comment ils se sont retrouvés à côtoyer les splendeurs du Taj Mahal. Au final, l'histoire de cet enfant, c'est celle de tout un pays : l'IndePortrait saisissant et rageur d'une terre aux innombrables facettes, Slumdog Millionaire est – à l'image du cinéma de Danny Boyle – un ensemble métissé de contrastes et de contradictions. L'Inde des cartes postales, sublime et enivrante, aux couleurs si chatoyantes et photogéniques (Anthony Dod Mantle, le chef opérateur, a vraiment exécuté un travail exemplaire, et logiquement récompensé aux Oscars), y côtoie donc celle des bidonvilles, injuste et révoltante, aux rues pavées d'immondices et de misère. Pourtant, d'où qu'on la regarde, l'Inde fascine.

N'en déplaisent à ces innombrables touristes venus en masse admirer les immenses palais recouverts d'or, sanctuaires ancestraux d'histoires exotiques en tout genre et de belles princesses, c'est bien au cœur de son peuple que réside la véritable richesse de l'Inde. Un peuple ravagé par la corruption, la violence, la criminalité, les réseaux mafieux, les conflits inter-ethniques et une industrialisation démesurée (de luxueux quartiers d'affaires poussent en plein milieu de bidonvilles laissés à l'abandon). Un peuple souvent méprisé (y compris par d'arrogants étrangers venus leur apprendre "ce que c'est l'Amérique !"), qui aurait toutes les raisons de sombrer dans la rancœur et le désespoir, mais qui fait preuve d'une réelle chaleur et d'une envie de vivre à toute épreuve. Les rues de Mumbai ne grouillent pas seulement de monde, elles débordent surtout de vie ; et c'est justement là que Jamal va acquérir tout le savoir lui permettant de triompher d'un jeu télévisé et, au-delà, de sa propre destinée. Le sidérant contraste entre les insoutenables horreurs endurées par le héros et l'immense bonté se dégageant de son être ne peut qu'accroître la sympathie qu'on éprouve pour lui. Après de telles épreuves, nombreux sont ceux qui auraient pu baisser les bras et emprunter des chemins plus tragiques.  Lorsque l'on observe le gouffre monumental entre la misère quotidienne de la population indienne et le déballage de richesse indécent que représente ce jeu télévisé, on ne peut d'ailleurs que partager le désir ardent de ses millions d'êtres aspirant à un miraculeux bouleversement de leur condition. Mais Slumdog Millionaire désamorce rapidement tout risque de misérabilisme déplacé à travers la pureté émanent de son héros. Celui-ci endure tout sans amertume et sans la moindre once de méchanceté. Dès les premières secondes, la fameuse scène des chiottes (faisant le lien avec une autre oeuvre de Danny Boyle, Trainspotting) met en évidence les différences qui opposent les deux frères. Dans les pires mésaventures qu'ils traverseront, la ténacité, l'innocence, la sincérité de Jamal s'opposeront toujours à la lâcheté, au cynisme et à la brutalité de Salim.

http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/67/57/84/19011476.jpg"Chacun sa route, chacun son chemin
Chacun son rêve, chacun son destin
..." (autre air connu)

La volonté de Danny Boyle peut paraître surprenante (on l'a connu plus immoral et plus noir, en témoigne Trainspotting justement), peut-être même naïve, mais apparaît comme tout à fait sincère (Jamal ne semble même pas intéressé par l'argent qu'il est en train d'amasser). Si la noirceur de l'âme humaine est montrée sans aucune pudeur (certains passages sont assez dures, notamment dans l'orphelinat), le cinéaste britannique semble de nouveau croire en l'humanité. Il y a fort à parier que la participation trop souvent négligée de Loveleen Tandan (elle mérite sans doute tout autant l'Oscar du meilleur réalisateur) ait été déterminante dans la construction de ce portrait plein de candeur et d'optimiste (on est bien dans le registre de l'amour impossible sous forme de fable comme Bollywood en raffole). Si elle n'est "officiellement" créditée qu'au titre de directrice de seconde équipe, Danny Boyle reconnaît lui-même qu'il n'aurait jamais pu faire le film sans sa présence. Elle lui apporta une compréhension singulière, un autre regard, un complément enrichissant de l'Inde. C'est également grâce à elle que Danny Boyle est parvenu à réunir un casting audacieux où ne figure aucune tête d'affiche occidentale. Aux côtés des débutants Dev Patel (découvert par la fille de Danny Boyle, fan de la série britannique Skins dans laquelle il joue) et Freida Pinto (qui ne devrait pas le rester très longtemps, Woody Allen aurait déjà mis le grappin dessus), d'illustres figures emblématiques du cinéma bollywoodien ont ainsi apporté leur concours ; à l'instar de Madhur Mittal (Salim adulte), d'Irfan Khan (l'inpecteur de police) et surtout du formidable Anil Kapoor qui interprète ici un présentateur plus vrai que nature ! Si les différents enfants campant le trio Salim / Jamal / Latika dans les divers stades de leur existence ne déméritent vraiment pas, je dois bien reconnaître que leurs avatars adultes m'ont davantage marqués. Je me souviens encore très bien du regard ambivalent de Madhur Mittal, de la bonhomie naturelle de Dev Patel  et de l'irradiante beauté de Freida Pinto. Sans oublier, le sourire hypocrite du réjouissant Anil Kapoor que je ne suis pas près d'oublier non plus.

Pour le reste, les amateurs de Danny Boyle (comme les autres) resteront dans des territoires connus (en gros, on aime ou pas). La réalisation est d'un dynamisme époustouflant, les cadrages énergiques, le rythme effréné et les choix musicaux géniaux (là encore, avant même qu'il ne soit récompensé aux Oscars, je n'imaginais pas les precieuses statuettes échapper à A.R. Rahman). Slumdog Millionaire bénéficie ainsi d'une mise en scène impressionnante (les scènes de poursuite dans les rues de Mumbai notamment sont absolument géniales) et s'apparente en l'espèce à un pur produit made in "Boyle-ywood". À la fois clin-d'œil nécessaire à la grande tradition des films musicaux sucrés de Bollywood en même temps qu'une belle façon de s'affranchir de l'habituel cliché clôturant toute bonne comédie romantique, la séquence finale sur le quai de gare nous rappelle aussi que, malgré tout, tout ceci n'est finalement rien d'autre qu'un film. Aussi magnifique soit-il. Alors bien sûr, la question finale (à laquelle tout collégien français pourrait répondre) est quelque peu prévisible, tout comme la conclusion évidente de la love story (mais ce n'est finalement pas tant la destination que le chemin à parcourir qui importe). On pourra regretter aussi que certains situations présentées ne soient pas mieux expliquées (à l'instar de l'expansion économique anarchique ou des massacres religieux) ou davantage exploitées (il y aurait eu encore tellement à dire sur les réseaux mafieux ou sur les rapports entre Jamal et son frère). Mais si la destinée du héros est finalement assez peu crédible, c'est encore une fois bien parce que le film se présente davantage comme un conte romantique moderne que comme une chronique sociale réaliste. Le ton peut sembler léger par moment, et même naïf (mais en tout cas jamais nias). Et pourtant, Slumdog Millionaire n'en reste pas moins une véritable bouffée d'oxygène qui, en ces temps de morosité extrême, s'apprécie avec une immense satisfaction et fait rapidement oublier ces quelques menus défauts. Quand le cinéma est si généreux, il semblerait bien déplacé de faire la fine bouche.


Pour voir la bande-annonce du film : cliquez-ici   —  Pour voir d'autres chroniques de films : cliquez-ici

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commentaires

kschoice 11/05/2009 12:35

Il est vrai que les films d'Eastwood et Boyle sont radicalement différents dans leur sujet et leur approche cinématographique, et si je les ai cités tous deux c'est parce que c'était les films du moment, les plus à même d'intéresser un tant soit peu les spectateurs des salles ciné. Ceci dit, il est vrai qu'Eastwood bénéficie d'un capital sympathie on ne peut plus évident, et ce depuis des années. Ce qui fait qu'on lui pardonne les quelques maladresses dont il peut faire preuve parfois. Après tout il n'en est que plus humain. Son Gran Torino est certes intéressant, fidèle à l'esprit et au style qui ont fait la réputation du gaillard, mais pour moi, très loin d'être son meilleur film.Mais pour en revenir à la comparaison de ces deux films, bien qu'ils n'aient pas grand chose à voir ensemble si ce n'est une maladresse commune, je préfère quand même la candeur et la naïveté du conte moderne de Boyle, plus touchant finalement car plus général...face à la solitude et l'incompréhension du monde actuel d'un petit vieux au demeurant fort sympathique qui a du mal à vivre ses drniers jours. Peut-être l'éternelle confrontation du passé face à la jeunesse à venir qui décidera du sort de notre monde. A ce titre, la belle histoire d'amour un brin Bollywoodienne dans son générique 'dance' de ce gamin des taudis possède tout ce que l'on peut attendre (pour moi en tous cas) d'un bon film...humour, réflexion, tendresse, violence, injustice, vérités et mensonges...tout ce qui gouverne plus ou moins notre monde finalement. A prendre bien sûr au second degré, tant Boyle prend également beaucoup de facilités scénaristiques pour les destins croisés de ses personnages.Voilà Shin, au plaisir de lire à nouveau :-)J'ai mis ton blog (fort intéressant et toujours très bien écrit) dans mes liens sur mon propre blog ciné. Un peu de pub, ça ne fait jamais de mal, surtout quand c'est mérité ;-)

Shin 01/07/2009 19:44



Bonsoir kschoice,

Même si j'ai énormément apprécié ce Gran Torino, je suis d'accord aussi pour dire qu'il ne s'agit aucunement de son meilleur film (j'hésisterais plutôt entre Mystic River et
Impitoyable). Pour le reste, dans ce que tu énonces concernant l'éternel confrontation entre la jeunesse candide de Boyle et la vieillesse désabusée d'Eastwood, je suis assez d'accord
avec toi (même si j'en tire une conclusion toute autre, puisque ma préférence va pour la vision du grand Clint).

Après, même si j'adore Danny Boyle, je reste un inconditionnel de Clint Eastwood (qui, avec Jean-Paul Belmondo, m'a fait aimé le cinéma quand j'étais plus jeune). J'admets donc
volontiers manquer un peu d'objectivité le concernant. Surtout que les deux films restent très bons !

Amicalement,

Shin.

PS: Je te remercie d'avoir pensé à m'ajouter dans tes favoris (sache que tu fais également partie des miens ).



meilleurs bonus du casino virtuel 29/04/2009 11:55

A mon avis, Slumdog sans doute un des meilleurs films de 2009, avec Gran Torino.Un Oscar très bien mérité pour un film qui racconte une histoire d'amour sans vouloir peindre de rose la difficile réalité sociale à Mumbai (et en Inde en général).

Jérôme Béalès 20/04/2009 00:09

Bonsoir Shin,je viens enfin de voir ta réponse ! Je t'informe donc que ma critique de Slumdog est sur mon blog depuis quelques jours. J'attends ton avis !Amicalement

Shin 07/06/2009 13:15



Bonjour Jérôme,

Je suis désolé d'avoir mis autant de temps à te repondre, mais j'avoue être très peu disponible en ce moment. Malgré tout, j'ai pris soin de laisser un petit commentaire sur ton blog. Je pense
que tu l'auras déjà vu.

Amicalement,

Shin.



kschoice 18/04/2009 21:06

Assurément un très bon film, qu'il faut cependant voir plus comme un conte moderne qu'une oeuvre cinématographique parfaite. Car le film est sans aucun doute loin d'être parfait, ton article, toujours bien détaillé, en détaille les maladresses. Mais cela reste du cinéma après tout, et j'ai trouvé ce film bien meilleur finalement que le Gran Torino d'Eastwood. Le titre du film, dans sa traduction littérale "chien des taudis" peut paraître péjorative, mais elle est à ce titre un peu plus juste que "Les intouchables" cette partie du peuple hindou si pauvre et si sale (obligé pour survivre de nettoyer les chiottes des classes sociales supérieures) qu'aucun être normalement constitué ne peut ne serait-ce que les approcher. En effet, un chien aussi pouilleux soit-il se nourrissant dans les décharges à ciel ouvert (en vogue au Cambodge également)reste tout de même un être vivant, alors que ces intouchables sont de véritables fantômes.Pour en revenir au film, le système narratif de flash-backs plutôt courant ces dernières années est ici assez clair et efficace, beaucoup plus accessible donc que sur des films comme 21 grammes que j'ai vu récemment.Une sacrée vie de merde mise en scène avec un certain rythme, une certaine audace, qui confèrent au film ce supplément d'âme que les films américains ont bien du mal dans leur ensemble à faire preuve.

Shin 10/05/2009 18:41



Bonsoir kschoice,

Merci pour ta participation vraiment très intéressante !

Nos avis se rejoignent assez sur Slumdog Millionaire. En revanche, il m'est déjà nettement plus difficile de le comparer avec Gran Torino. Outre le fait qu'il s'agit de films
radicalement différents (Eastwood ayant une mise en scène bien plus sobre et classique), j'ai tendance à penser que ma préférence va plutôt pour le dernier Clint Eastwood.

Certes, ce n'est pas son meilleur métrage, mais je l'ai trouvé très émouvant. Il rend un brillant hommage à une filmographie épatante, tout en parvenant à y insuffler une belle dose
d'auto-dérision et beaucoup d'humilité.

Je ne sais pas si son film est véritablement "meilleur" que celui de Boyle et Tandan, mais je l'ai trouvé bien plus "attachant" en tout cas. Le fait que je sois un
inconditionnel du bonhomme n'est évidemment pas étranger à cette (légère) préférence...

Amicalement,

Shin.



Captain Blood 06/04/2009 01:06

salut ShinJe viens de voir Slumdog au cinéma. Je suis rentré sceptique au cinéma... j'en suis ressorti émerveillé. Cela à commencé pour tranquillement pendant la première partie du film, pour finir par de beaux, très beaux moments d'émotions.Effectivement la scène du début, comme tu le dis si bien, dans le bidonvill est magnifique. La musique... excellente...Du beau travail. Aller je met ma note perso : 4/5A bientôtCaptain Blood

Shin 07/04/2009 19:39



Bonsoir Captain,

Je suis ravi que le film t'ait conquis ! Décidément, très peu de personnes n'ont pas été emballées par Slumdog Millionaire... Cela va finir par être lassant !

Amicalement,

Shin.



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