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LA SHINÉMATHÈQUE

LA SHINÉMATHÈQUE

« La connaissance s'accroît en la partageant. »

Cube² : Hypercube

Cube² : HypercubeRéalisé par Andrzej Sekula, sorti le 18 juin 2003

Avec Geraint Wyn Davies, Kari Matchett, Neil Crone, Matthew Ferguson, Barbara Gordon, Bruce Gray, Grace Lynn Kung, Greer Kent ...

"Lorsqu'elles se réveillent, huit personnes qui ne se connaissent pas se découvrent prisonnières d'un labyrinthe de salles cubiques : l'hypercube. Dans cette étrange structure, les lois connues du temps et de l'espace ne s'appliquent plus. Aucun des captifs ne sait comment ni pourquoi il a atterri là. La survie de chacun dépend de la capacité du groupe à percer les secrets du cauchemar géométrique avant qu'il ne se désintègre, entraînant la mort de ceux qui y sont retenus. Hallucination collective, réalité simulée, conspiration démoniaque ou dimension parallèle, ils doivent comprendre. Le général Maguire (Bruce Gray), Jerry (Neil Crone) un ingénieur électricien, Simon (Geraint Wyn Davies) un consultant en management, Kate (Kari Matchett) une psychothérapeute, Max (Matthew Ferguson) un concepteur de jeux, Sasha (Grace Lynn Kung) une étudiante aveugle, Julia (Lindsey Connell) une avocate, et Mme Paley (Barbara Gordon) une mathématicienne à la retraite, vont devoir décrypter ce lieu qui défie l'esprit..."




Mon avis
 
(pas terrible) :
   L'image “http://i184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/icon_bof.gif?t=1201078413” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


 

 

En 1999, un certain Vincenzo Natali créait la surprise en nous livrant un premier long-métrage surprenant : Cube. Réalisé avec très peu de moyens, des décors minimalistes et un casting d’acteurs parfaitement inconnus, son film avait alors su, de par l’étonnante originalité de son scénario, séduire des millions de spectateurs dans le monde ; s’érigeant d’ailleurs progressivement en véritable modèle du genre.  Sans grande surprise, une suite a donc légitimement été mise en chantier. Ce qui est déjà plus surprenant, en revanche, c’est que ce Cube² : Hypercube soit sorti dans les salles françaises alors qu’il était directement sorti en DVD aux États-Unis. Ce qui – avouons-le –  ne présage généralement pas d’une très grande réussite cinématographique...

Si le principe de  Cube² : Hypercube est calqué sur celui de Cube premier du nom (des personnes complètement opposées – mais que quelque chose semble lier au Cube – se retrouvent enfermées dans un labyrinthe cubique piégé, où ils seront contraints de s'allier pour en sortir), quelques différences notables ont toutefois été apportées. Tout d’abord, à  l’ambiance sombre et quasi-industrielle du film original succède un univers éclairé et lumineux où la prédominance du blanc clinique contraste sérieusement avec les enchaînements de couleurs métalliques du précédent opus. Le résultat ne manque pas d’attrait et souligne la maîtrise de Andrez Sekula en la matière ; un directeur de la photographie aguerri (notamment sur Reservoir Dogs, Pulp Fiction ou encore American Psycho) bien avant d’être réalisateur (il occupe ici les deux postes). Le "Cube" (ou plutôt l'Hypercube) ainsi présenté ressemble donc davantage à un purgatoire ésotérique qu’à l’enfer néo-technologique de Vincenzo Natali. Il est  d'ailleurs moins question ici de pièges mécaniques ou électroniques ; ce sont carrément les lois de la physique qui semblent altérées. Ainsi, le temps s’écoule différemment d’une pièce à une autre, la gravité change et différentes réalités alternatives se côtoient...             

 

Cube² : Hypercube
          Des méchants, vraiment très méchants !

 

Bien que l’idée soit intéressante, elle se trouve (trop) rapidement prisonnière de son propre concept. Car si les pièges des différentes pièces de cet Hypercube prennent effectivement une ampleur différente, leur décryptage paraît si complexe qu’il semble tout à fait impossible à un être humain "normal" d'en découvrir le sens. Et finalement, on en vient même à regretter les pièges alambiqués, mais crédibles, du Cube originel à ces traquenards irréalistes complètement insensés de l'Hypercube. D’autant plus que les quelques explications éparses laissées ici ou là se révèlent assez peu convaincantes (voire, foireuses) ; et ce, alors même que cette suite semblait vouloir apporter plus de réponses que le premier film. Ce qui, à l'évidence, n’était pas franchement nécessaire (surtout eu égard au final totalement raté façon "Brazil pour les Nuls" qui nous est proposé). Et d’ailleurs, plus les minutes passent et plus la complexité apparente de Cube² : Hypercube apparaît comme une immense fumisterie. Et ce n’est certainement la pauvreté psychologique et le traitement totalement calamiteux des personnages – toujours aussi mal interprétés, mais encore moins bien fouillés (si, si, c’est possible) – qui vont balayer cette désagréable impression.

 

Qui plus est, la laideur générale des  "effets-spéciaux" – enfin, si on peut encore les appeler comme ça – est telle qu’on se croirait presque dans une production fauchée des années 80. Pour un film qui date quand même de 2002, ça fait légèrement pitié. Là encore, Cube² : Hypercube est victime de son envie de grandiloquence et, là où Vincenzo Natali parvenait assez brillamment à tirer partie de son très modeste budget (350 000 dollars),  Andrez Sekula se ramasse assez royalement la gueule ; l’aspect épuré plutôt réussi des décors étant largement gâché par cette bouillie numérique informe. C’est donc peu dire que cette séquelle –  qui démarrait  pourtant sur les chapeaux de roues avec cette idée génératrice forte, l'Hypercube – ne tient pas ses promesses. Minée par une direction d’acteurs inexistante, des effets-spéciaux minables, et surtout par cette accumulation d’invraisemblances et d'élucubrations pseudo-scientifiques peu convaincantes, Cube² : Hypercube ne parvient de fait jamais à dépasser le cadre de la suite opportuniste et – à l’instar d’un Le Cobaye 2 ou Robocop 3 – pas franchement utile. La même année en revanche, Vincenzo Natali sortait un nettement plus réjouissant Cypher (où apparaît également l’héroïne de Cube² : Hypercube, Kari Matchet). Dire que la nouvelle incursion dans la SF du créateur original de la franchise (qui aura également l’honneur d’un Cube Zero de triste mémoire) est supérieure relève juste du doux euphémisme...

 
                
Pour voir d'autres chroniques de films : cliquez-ici 

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Mr Vladdy 11/06/2013 22:44


J'ai beaucoup aimé le premier cube même si ça fait un moment que je ne l'ai pas revu. Par contre, j'ai jamais osé affronter ses suites même si je les ai en dvd mais un jour je leur laisserais une
chance je pense.