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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 23:00
Massacre à la tronçonneuse : le commencementRéalisé par Jonathan Liebesman, sorti le 7 février 2007
Titre original : The Texas Chainsaw Massacre : The Beginning


Avec Jordana Brewster, Taylor Handley, Diora Baird, Matt Bomer, Lee Tergesen, R. Lee Ermey, Andrew Bryniarski ...

"1969, en pleine guerre du Vietnam. Dean a été tiré au sort pour partir se battre et son frère aîné (Matt Bomer), tout juste rentré du front, est prêt à y retourner pour le protéger. Avant l'échéance fatidique, les deux frères et leurs petites amies, Bailey (Diora Baird) et Chrissie (Jordana Brewster), se retrouvent en virée au Texas, décidés à prendre du bon temps. Lorsqu'un motard les agresse, leur vie bascule. Pris en chasse, ils tentent de s'enfuir, mais la course finit en accident. Chrissie est éjectée du véhicule. De loin, elle assiste à la tentative de vol du motard sur les siens et à l'arrivée salvatrice du shérif Hoyt (R. Lee Ermey). Pourtant, elle ne tarde pas à découvrir que derrière ce sauveur se cache un bourreau. Celui qui était censé venir en aide à ses amis va les conduire droit en enfer. Les autres membres de la terrifiante famille Hewitt n'habitent pas loin. Face à l'horreur, Chrissie est le dernier espoir de ceux qu'elle aime..."


   
Mon avis (très bien) :  L'image “http://i184.photobucket.com/albums/x158/GeniusTF/icon_bof.gif?t=1201078413” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
   


   
Les franchises étant légion dans le monde du cinéma horrifique (Freddy, Vendredi 13, Halloween, Chucky, Hellraiser, etc.), et le remake réalisé par Marcus Nispel en 2003 ayant plutôt bien cartonné à sa sortie (le film rapporta plus de 80 millions de dollars sur le seul territoire américain alors qu'il en avait coûté "seulement" 9,2 millions), il n'est donc pas très surprenant d'apprendre qu'une suite a été rapidement envisagée par les producteurs afin de surfer sur ce regain d'intérêt soudain autour du mythique Leatherface (surtout que le dernier long-métrage en date – l'inénarrable Massacre à la tronçonneuse : La Nouvelle Génération, qui ne vaut que pour la prestation hallucinée de Matthew McConaughey  – n'était pas franchement brillant). Déjà producteur du Massacre à la tronçonneuse de Marcus Nispel, Michael Bay avait même un temps été envisagée pour mettre en scène cette séquelle des tribulations sanglantes de la famille Hewitt (digne successeurs des Sawyer imaginés par Tobe Hooper). S'il ne réalisera finalement pas ce film, entre temps devenu une préquelle confiée à Jonathan Liebesman (auquel on doit l'inégal, mais néanmoins sympathique Nuits de terreur), le réalisateur de The Rock officie bien toujours à la production de ce projet ayant donc pour but de nous raconter quels évènements ont conduit la famille Hewitt à devenir ces meurtriers cannibales ; nous permettant ainsi d'apprendre comment l'oncle Monty s'est fait couper les jambes, pourquoi Charlie a perdu ses dents, comment il est devenu l'ignoble Shérif Hoyt, et surtout quels sombres secrets se cachent derrière l'horrible masque en peau humaine de Leatherface.
 
Massacre à la tronçonneuse : le commencement n'est pourtant pas une simple préquelle se déroulant juste avant les mésaventures sordides subies par Jessica Biel et ses infortunés amis dans Massacre à la tronçonneuse ; il n'est d'ailleurs même pas fait référence à la fameuse auto-stoppeuse rescapée de ce précédent opus. Mais surtout, alors que le réalisateur de Pathfinder avait classiquement mis l'accent sur la bande de jeunes afin de générer l'empathie du spectateur, les véritables "héros" de cette préquelle seraient plutôt les membres de la famille Hewitt. Du coup, si les acteurs interprétant les jeunes victimes sont globalement convaincants et physiquement très intéressants (la jolie Jordana Brewster révélée par The Faculty et Fast & Furious, la très sexy Diora Baird vue dans Serial Noceurs, et les beaux gosses Matthew Bomer de la série White Collar, et Taylor Handley de Newport Beach), leur destinée passionne quand même moins que ceux du premier film ; qui bénéficiaient certes d'une interprétation un chouïa plus intense, mais surtout d'une caractérisation autrement plus élaborée. A contrario, et c'est là que le film tire son épingle du jeu, les Hewitt deviennent ici  plus fascinants encore. Toujours incarnés par les remarquables R. Lee Ermey, Andrew Bryniarski, Marietta Marich, Terrence Evans et Kathy Lamkin, les différents membres de la famille ont effectivement bénéficié d'un développement bien plus poussé ; surtout concernant Leatherface dont le statut de martyr – sa maladie peau qui lui valait les pires moqueries par les autres enfants durant sa jeunesse, sa tendance à l'automutilation, son employeur méprisant, jusqu'à sa propre famille qui, sauf à exploiter ses pulsions meurtrières, l'a toujours totalement négligé  – devient flagrant ; ou encore l'abject Sergent Hoyt (savoureux R. Lee Ermey) qui, une fois encore, s'impose comme l'antagoniste majeur (et le plus détestable) du film (et qui – fidèle à son image d'inoubliable sergent-instructeur Hartamn – ne supporte pas trop les déserteurs qui refuse d'aller combattre au Viêt-Nam !).
                       
Massacre à la tronçonneuse : le commencement
Walking Texas Danger.     
               
Toutefois, s'il est en effet pas inintéressant d'en apprendre davantage sur les origines de la famille Hewitt, et notamment de comprendre comment l'aggravation d'une situation de misère et de précarité déjà extrême a pu conduire à une telle barbarie, l'exercice trouve rapidement ses limites et le scénario devient de plus en plus prévisible à mesure que la conclusion (évidente) du film se rapproche. Heureusement, Jonathan Liebesman compense assez souvent les faiblesses du scénario de Sheldon Turner – l'origine de la mythique tronçonneuse est totalement ratée alors que son apparition aurait dû être l'un des temps forts du métrage – par un déluge de violence ultra-gore franchement surprenant (le long-métrage de Marcus Nispel jouant quand même davantage sur son ambiance malsaine pesante que sur la démonstration de sévices sanguinolents explicites). Et s'il aurait pu facilement sombrer dans le piège du torture-porn totalement gratuit, le réalisateur parvient à ménager ses effets (grâce à un dosage subtil des instants les plus trash) et à faire monter la violence de son Massacre à la tronçonneuse : le commencement de manière tout à fait pertinente ; lui évitant ainsi de sombrer dans le ridicule outrancier d'un Hostel et de permettre à ses séquences les plus perturbantes – notamment celle avec la table d'opération – de conserver toute leur puissance graphique. La cohérence esthétique entre les deux films, le premier remake et celui-ci, est également un point que j'ai apprécié. On retrouve donc avec plaisir cette vieille ferme au look si caractéristique, cette ambiance sonore pesante (la bande-originale a de nouveau été composée par Steve Jablonsky), cette photographie granuleuse si singulière (même si Lukas Ettlin se contente surtout de reprendre l'excellent travail opéré par Daniel Pearl sur le film de Marcus Nispel), et cette humour noir toujours efficace qui réjouira les plus sadiques d'entre nous (les plus attentifs auront d'ailleurs pu noter que "Pepper" et "Holden" viennent tous les deux de El Paso).
 
Globalement trop prisonnier d'un modèle (le remake de Massacre à la tronçonneuse déjà produit par Michael Bay) dont il reprend tous les instants clés (l'étouffement au cellophane, la victime suppliciée dans la cave, la partie de cache-cache mortel dans l'abattoir... et jusqu'à une séquence finale tout aussi peu inspirée), et aussi doté d'un casting de jeunes un peu moins convaincant que dans le premier film (le traitement simpliste de leurs personnages n'aidant évidemment pas), Massacre à la tronçonneuse : le commencement reste malgré tout une digne "suite" qui satisfera probablement les fans de la franchise (avec le grand retour du dîner morbide absent du précédent métrage) et dont la violence agressive et frontale comblera certainement les amateurs de gore. Et d'autant plus que les effets spéciaux à base de maquillages et autres prothèses ultra-réalistes sont vraiment de grande qualité et renforcent d'autant plus l'impact des horreurs mises à l'écran. Souffrant surtout de la comparaison avec l'enthousiasmant long-métrage de Marcus Nispel (surtout lorsque les deux sont regardés successivement), le film de Jonathan Liebesman n'en reste pas moins un très bon divertissement horrifique plus que chaudement recommandé (surtout pour ceux aspirant à en savoir plus sur Leatherface et la terrible famille Hewitt). Cerise sur le gâteau : il y a l'incomparable, et bien trop rare, Lee Tergeson qui joue dedans (inoubliable Tobias Beecher de la série Oz et Chett Donnelly de Code Lisa). Ce qui fait toujours plaisir aux vieux nostalgiques de mon espèce !
  
        
               
Films de Jonathan Liebesman chroniqués ici : Massacre à la tronçonneuse : le commencement ; Nuits de terreur


Pour voir d'autres chroniques de films : cliquez-ici    

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