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LA SHINÉMATHÈQUE

LA SHINÉMATHÈQUE

« La connaissance s'accroît en la partageant. »

Self-control

Self ControlRéalisé par Peter Segal, sorti le 4 juin 2003
Titre original : Anger management

Avec Adam Sandler, Jack Nicholson, Marisa Tomei, John Turturro, Luis Guzman, Woody Harrelson, Heather Graham, John C. Reilly ...

"Dave Buznik (Adam Sandler) est un homme calme et doux qui n'aime pas les situations conflictuelles. Mais un jour, il s'emporte à la suite d'une altercation dans un avion. Pour éviter la prison, il se retrouve forcé de suivre une thérapie supposée contrôler sa colère auprès du docteur Buddy Rydell (Jack Nicholson). Ce dernier décide que, pour mieux soigner son patient, il doit emménager chez lui. Pour Dave, c'est le début d'un cauchemar qui, loin de l'apaiser, va le rendre de plus en plus fou furieux..."




Mon avis
(moyen) :





Après avoir dirigé Leslie Nielsen dans le troisième opus des aventures de Frank Drebbin à l'occasion de Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ?, puis Eddie Murphy dans La Famille Foldingueséquelle peu inspirée du fameux Professeur Foldingue réalisé quelques années auparavant par Tom Shadyac (Ace Ventura, détective chiens et chats, Menteur, Menteur, Docteur Patch)
Peter Segal s'est, on peut le dire, surtout spécialisé ensuite dans le registre comique. On a ainsi pu le voir dernièrement aux commandes du très sympathique Max la menace avec Steve Carell et Anne Hathaway. Et, avant cela, il avait également mis en scène plusieurs films avec Adam Sandler en tête d'affiche comme Mi-temps au mitard (avec aussi Chris Rock et Burt Reynolds), le très attachant Amour & Amnésie (où le comique contait alors fleurette à la très charmante Drew Barrymore), ainsi que ce Self Control dont il est aujourd'hui question. Pour cette première collaboration entre le réalisateur et le comédien, Peter Segal a alors eu l'opportunité d'offrir à Adam Sandler un partenaire de choix en la personne de Jack Nicholson ; les deux hommes pouvant allégrement donner vie à ce duo comique improbable que tout oppose...

 

S'agissant avant tout de faire rire, le postultat de base est plutôt intéressant (un homme dont les pics de colère sont à peu près aussi forts que les variations de l'encéphalogramme d'une grenouille qui, après avoir soudainement péter un câble un beau jour, se voit contraint à co-habiter avec un pseudo-thérapeute encore plus cinglé que lui) et potentiellement riche en gags hauts en couleurs. D'ailleurs, même si le film n'évite malheureusement pas les longueurs et autres lourdeurs pénalisant trop souvent ce genre de productions à l'instar de La Famille Lourdingu... Foldingue du même réalisateur justement (bien que ce long-métrage-ci soit bien plus équilibré) Self Control fonctionne plutôt bien la majeure partie du temps et parvient même à nous décrocher quelques jolis éclats de rire. Sans jamais chercher à révolutionner le genre, le long-métrage de Peter Segal contient effectivement plusieurs moments hilarants qui doivent beaucoup à la prestation efficace du duo comique formé par Jack Nicholson et Adam Sandler ; dont l'alchimie est réjouissante !

Self Control
  La maîtrise de soi, c'est simple comme un coup de fil !

Au-delà des différentes situations burlesques qu'il propose, Self Control tire effectivement sa force en grande partie du casting qu'il propose. La façon dont les deux acteurs principaux jouent avec leur image respective est d'ailleurs vraiment très agréable à suivre. Ainsi, Adam Sandler (le nigaud de Big Daddy, Waterboy... mais aussi l'acteur talentueux de Punch-drunk love : ivre d'amour) s'amuse-t-il  avec une belle aisance de son rôle de mec un peu soupe au lait et un brin impulsif quand Jack Nicholson (qu'il me semble tout à fait inutile de présenter) tourne à la dérision son image de doux dingue au regard hystérique avec beaucoup de panache. C'est peu dire que le film leur doit beaucoup (tout ?) tant l'essentiel des scènes marrantes du film (et donc de son intérêt fondamental) repose sur leurs épaules. À leurs côtés, on peut également mentionner la jolie prestation d'une Marisa Tomei (aperçue auprès de Mel Gibson dans Ce que veulent les femmes, avant de bouleverser le monde avec son rôle dans The Wrestler) craquante à souhait, ainsi que les facéties irrésistibles de l'autre duo du film, les "psycho-hystérisques" que campent John Turturro et Luz Guzman avec un plaisir communicatif.


Pour finir, on notera enfin la présence de guests savoureux parmi lesquels Woody Harrelson (Tueurs nés, Larry Flint, Bienvenue à Zombieland), Heather Graham (Austin Powers, l'espion qui m'a tirée, From Hell, Very Bad Trip), John C. Reilly (Gangs of New York, The Hours, Walk Hard) ou encore le tennisman John McEnroe... et même l'ancien maire de New-York, Rudolph Juliani ! À ce propos, je dois dire que j'ai particulièrement aimé les passages où Woddy Harrelson casse son image de gros dur où Heather Graham s'amuse de celle de bimbo irrésistible ! Pour conclure, disons donc que Self Control est un film qui cherche à faire rire... et rien de plus. Et qui y parvient asses bien. Comprenez : Il fait rire... et rien de plus ! ^__^ Son duo comique (Jack Nicholson / Adam Sandler) en parfaite osmose, ainsi qu'une pléiade de guests usant de second degré et d'autodérision ayant toutes les chances de ravir ceux qui souhaitent rigoler bêtement sans se prendre la tête. Sans être indispensable, voilà donc un divertissement tout à fait recommandable !

 

 

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